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Négocier un Package de Relocation à l'International 2026

JobRise Team19 min read

162 candidatures par offre, moyenne 2026.

Négocier un Package de Relocation à l'International 2026jobrise.io

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Tu viens de recevoir une offre à l’étranger, ou tu sens qu’une boîte comme TotalEnergies, BNP, L’Oréal, Doctolib, BlaBlaCar, Back Market ou Ledger commence à te chauffer sérieusement. C’est excitant, oui, mais maintenant tu as cette petite voix dans la tête : “Ok, mais qui paie le déménagement, le visa, le logement, les billets d’avion, les écoles, les impôts, et les trois semaines où je vais vivre entre deux valises ?”

Négocier un Package de Relocation à l'International 2026#

Partir bosser à Londres, Berlin, Amsterdam, Dubaï, Montréal, Singapour ou New York, ça peut booster ta carrière très vite.

Mais si tu négocies mal ton package de relocation, tu peux perdre plusieurs milliers d’euros avant même ton premier jour.

Et le piège, c’est que beaucoup de candidats osent négocier le salaire, mais pas la relocation. Ils se disent : “Je ne veux pas paraître compliqué.” Résultat, ils acceptent une belle offre à 75k€, puis découvrent que le logement temporaire, le dépôt de garantie, les frais de visa, les billets d’avion et le transport des affaires mangent 8k€ à 15k€.

En 2026, les entreprises sont plus sélectives, mais elles savent aussi que déplacer un bon profil coûte cher. Si elles veulent vraiment que tu viennes, elles ont souvent une marge de discussion.

Ton job, c’est de ne pas demander “plus” au hasard. Ton job, c’est de montrer calmement ce dont tu as besoin pour réussir ton arrivée.

Pourquoi la relocation se négocie toujours, même quand l’offre paraît fixe#

Beaucoup de recruteurs disent : “Le package est standard.” Traduction possible : “On préfère que tu ne poses pas trop de questions.”

Mais “standard” ne veut pas dire non négociable.

Dans les grandes entreprises comme BNP, TotalEnergies ou L’Oréal, il y a parfois des grilles internes. Elles peuvent inclure des niveaux différents selon ton seniority, ton pays de départ, ton pays d’arrivée, ton statut familial ou ton niveau hiérarchique.

Dans des scale-ups comme Doctolib, BlaBlaCar, Back Market ou Ledger, c’est souvent plus flexible. Le budget peut être ajusté si tu es un profil clé, par exemple un Engineering Manager, un Head of Sales, un Data Lead, un Product Manager senior ou un expert cybersécurité.

Ce qui compte, c’est de comprendre une chose simple : la relocation n’est pas un cadeau.

C’est un investissement pour que tu sois opérationnel vite, sans stress financier énorme, et sans passer tes trois premiers mois à gérer des galères administratives.

Les coûts que les candidats sous-estiment

Voici ce que les gens oublient souvent :

  1. Le dépôt de garantie du logement.
  2. Le premier mois de loyer à payer en avance.
  3. Les frais d’agence immobilière.
  4. Les billets d’avion pour toi et ta famille.
  5. Le transport des meubles ou cartons.
  6. Le stockage temporaire.
  7. L’hôtel ou l’appartement temporaire.
  8. Le visa, le permis de travail, les traductions certifiées.
  9. L’assurance santé avant couverture locale.
  10. Les frais scolaires si tu as des enfants.
  11. Les frais bancaires, téléphone, documents, transports.
  12. Les conseils fiscaux si tu changes de résidence fiscale.

Prenons un exemple simple.

Tu pars de Paris à Amsterdam pour un poste Product Manager à 85k€ chez une scale-up. Sur le papier, beau move.

Mais si tu dois payer :

  • 2 400€ de dépôt de garantie,
  • 2 000€ de premier loyer,
  • 1 200€ de frais d’agence,
  • 900€ de billets,
  • 2 500€ de déménagement,
  • 2 000€ de logement temporaire,
  • 600€ de documents et démarches,

Tu es déjà à 11 600€.

Si l’entreprise t’offre seulement 3 000€ de relocation, tu finances 8 600€ de ta poche. Et ça, ce n’est pas un détail.

Ce qu’un bon package de relocation peut inclure en 2026#

Un package international peut prendre plusieurs formes. Il peut être payé en cash, remboursé sur factures, géré par un prestataire, ou mélangé.

Tu dois savoir ce qui existe pour pouvoir demander intelligemment.

1. Prime de relocation

C’est souvent une somme fixe versée avant ou après ton arrivée.

En Europe, pour un profil qualifié, tu peux voir des primes entre :

  • 3k€ et 5k€ pour un profil junior ou confirmé,
  • 7k€ à 12k€ pour un senior,
  • 15k€ à 30k€ pour un manager ou expert rare,
  • 30k€+ pour un dirigeant ou une mobilité familiale complexe.

Exemple : un Senior Software Engineer qui part de Lyon à Berlin chez Ledger ou Back Market pourrait viser 8k€ à 15k€, selon le niveau du poste et la situation familiale.

Attention au timing.

Si la prime est versée dans ton premier salaire, tu avances tout. Si tu n’as pas la trésorerie, demande une avance partielle à la signature ou deux semaines avant ton départ.

2. Logement temporaire

C’est l’un des éléments les plus importants.

Demande au minimum 2 à 4 semaines. Pour une relocation avec famille, vise plutôt 6 à 8 semaines.

Dans des villes tendues comme Londres, Amsterdam, Zurich, New York, Dublin ou Paris, trouver un logement peut prendre du temps. Un mois d’hôtel ou d’appart-hôtel peut coûter très cher.

Formulation simple :

“Vu la tension du marché locatif à Amsterdam, est-ce possible d’inclure 6 semaines de logement temporaire au lieu de 3, pour me permettre de m’installer correctement et d’être concentré dès le démarrage ?”

Tu vois le ton. Pas agressif, pas flou, juste logique.

3. Voyage de reconnaissance

Certaines entreprises paient un court séjour avant le déménagement. Tu peux visiter des quartiers, voir des écoles, ouvrir un compte bancaire, rencontrer l’équipe.

Ce n’est pas toujours proposé, mais ça se demande.

Pour un poste senior à 100k€ chez TotalEnergies à Dubaï ou chez L’Oréal à Singapour, c’est franchement défendable.

Tu peux demander :

  • 2 à 3 nuits d’hôtel,
  • billets aller-retour,
  • transport local,
  • prise en charge du conjoint ou de la conjointe si relocation familiale.

4. Déménagement international

Le déménagement peut être géré de deux façons :

  • remboursement jusqu’à un plafond,
  • prestataire choisi par l’entreprise.

Si tu as peu d’affaires, une prime cash peut suffire. Si tu pars avec famille, meubles, matériel, vélo, affaires d’enfants, demande un vrai service.

Les coûts peuvent monter vite :

  • France vers Allemagne : 2k€ à 5k€,
  • France vers Royaume-Uni : 3k€ à 7k€,
  • France vers États-Unis : 6k€ à 15k€,
  • France vers Singapour ou Dubaï : 7k€ à 18k€.

Ne signe pas sans savoir si l’assurance transport est incluse. Si tes affaires sont abîmées, tu ne veux pas découvrir que personne ne couvre rien.

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Les éléments souvent oubliés, mais négociables#

Les meilleurs packages ne se limitent pas au camion et à l’hôtel.

Une vraie relocation, c’est tout ce qui rend ton arrivée vivable.

Visa, permis de travail et frais juridiques

Normalement, si l’entreprise t’embauche à l’étranger, elle doit prendre en charge le visa et le permis de travail.

Mais vérifie bien :

  • frais de dossier,
  • frais d’avocat immigration,
  • traductions certifiées,
  • apostilles,
  • rendez-vous administratifs,
  • frais pour le conjoint,
  • frais pour les enfants.

Si tu vas aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni ou à Singapour, ces coûts peuvent devenir sérieux.

Phrase utile :

“Est-ce que la prise en charge immigration couvre uniquement mon permis, ou aussi les démarches pour ma famille ?”

Cette question peut t’éviter une mauvaise surprise à 3k€.

Aide fiscale

Changer de pays, ça peut créer une situation fiscale bizarre.

Tu peux avoir :

  • une année avec revenus dans deux pays,
  • des stock-options,
  • des RSU,
  • un bonus payé après ton départ,
  • des comptes bancaires à déclarer,
  • une double résidence temporaire.

Si tu pars chez BNP à Londres avec un package à 110k£, ou chez TotalEnergies à Dubaï avec bonus et avantages, demande une consultation fiscale payée.

Pas besoin d’être CFO pour ça. Même un profil tech avec actions chez une scale-up peut avoir intérêt à comprendre le sujet.

Tu peux demander une prise en charge de :

  • 1 consultation fiscale avant départ,
  • 1 déclaration fiscale l’année de transition,
  • 1 accompagnement sur la résidence fiscale.

Assurance santé et couverture médicale

Très important, surtout hors Union européenne.

Demande :

  • la date de début de couverture,
  • si ta famille est couverte,
  • ce qui est inclus en soins dentaires, optique, maternité,
  • si une assurance temporaire est prévue avant ton contrat local,
  • comment fonctionnent les remboursements.

Aux États-Unis, une mauvaise couverture santé peut coûter très cher. À Dubaï ou Singapour, les soins privés peuvent aussi vite grimper.

Si tu as des enfants ou une situation médicale spécifique, ne reste pas vague. Tu n’as pas besoin de raconter ta vie, mais tu dois vérifier le niveau de couverture.

Aide au conjoint ou à la conjointe

C’est souvent oublié, mais hyper important.

Si ton conjoint quitte son job pour te suivre, le coût réel de la relocation explose.

Certaines entreprises proposent :

  • coaching carrière,
  • aide à la recherche d’emploi locale,
  • accompagnement visa,
  • accès à un réseau d’expatriés,
  • cours de langue,
  • aide administrative.

Pour un poste senior, ça se négocie.

Exemple :

“Comme cette mobilité implique aussi une transition professionnelle pour mon conjoint, est-ce que l’entreprise propose un accompagnement conjoint ou un budget dédié ?”

Même si la réponse est non, tu montres que tu réfléchis sérieusement à l’installation.

Écoles et garde d’enfants

Si tu as des enfants, ne fais pas semblant que ça va se régler tout seul.

Les frais d’école internationale peuvent être énormes :

  • Londres : 15k€ à 30k€ par an,
  • Singapour : 20k€ à 35k€ par an,
  • Dubaï : 12k€ à 25k€ par an,
  • New York : 25k€ à 50k€ par an.

Certaines entreprises aident pour les frais de scolarité, surtout pour les postes de direction ou les mobilités stratégiques.

Tu peux aussi demander un budget d’installation scolaire :

  • frais d’inscription,
  • uniforme,
  • transport,
  • cantine,
  • accompagnement pour trouver une école.

Même si l’entreprise ne paie pas tout, elle peut parfois payer les frais d’entrée ou proposer un consultant local.

Comment savoir combien demander sans paraître gourmand#

La meilleure méthode, c’est de chiffrer.

Pas de “j’aimerais un meilleur package”. Ça fait flou.

Tu prépares un mini-budget réaliste :

  • billets d’avion : 1 200€,
  • logement temporaire 6 semaines : 4 500€,
  • dépôt de garantie : 3 000€,
  • déménagement : 5 000€,
  • frais administratifs : 800€,
  • assurance temporaire : 600€,
  • aide installation : 1 000€.

Total : 16 100€.

Ensuite, tu compares avec ce que l’entreprise propose. Si elle propose 7 000€, tu peux demander un ajustement à 15 000€, ou demander que certains frais soient payés séparément.

Tu peux dire :

“Merci pour l’offre, je suis très motivé par le poste. J’ai estimé les coûts réels de relocation autour de 16k€, principalement à cause du logement temporaire et du déménagement. Est-ce qu’on peut ajuster le support relocation à 15k€, ou ajouter une prise en charge séparée du logement temporaire ?”

C’est propre. Tu ne quémandes pas, tu présentes un raisonnement.

Ce qui passe mieux qu’une demande cash

Parfois, l’entreprise ne veut pas augmenter la prime. Dans ce cas, demande des lignes spécifiques.

Exemples :

  • 4 semaines de logement temporaire en plus,
  • billets d’avion pour toute la famille,
  • déménagement payé directement,
  • remboursement des frais de visa,
  • consultant immobilier,
  • avance sur prime,
  • budget installation,
  • conseil fiscal,
  • stockage des affaires pendant 2 mois.

Pourquoi ça marche ?

Parce qu’un recruteur peut parfois faire valider une dépense “service” plus facilement qu’une prime cash. Et côté entreprise, ça peut être mieux accepté en interne.

Le bon moment pour négocier#

Ne négocie pas trop tôt.

Si tu parles relocation dès le premier call, tu peux donner l’impression que tu es surtout inquiet des avantages. Pas idéal.

Mais ne négocie pas trop tard non plus.

Le meilleur timing :

  1. Tu as passé les entretiens principaux.
  2. L’entreprise a confirmé son intérêt.
  3. Le recruteur parle d’offre ou de compensation.
  4. Tu demandes les détails du package total, salaire, bonus, equity, relocation, avantages.

Avant de signer, tout est plus simple.

Après signature, tu as moins de levier.

Tu peux dire :

“Avant de finaliser, j’aimerais qu’on regarde aussi les conditions de relocation pour m’assurer que le démarrage se passe dans les meilleures conditions.”

C’est calme et professionnel.

Si l’entreprise te demande tes attentes

Réponds avec une fourchette ou une structure.

Pas besoin de sortir un chiffre sorti de nulle part.

Exemple :

“Pour une mobilité Paris vers Londres, avec logement temporaire et frais d’installation, je pense qu’un support autour de 12k€ à 18k€ serait réaliste. Je suis ouvert à une partie en remboursement direct, par exemple logement et déménagement pris en charge séparément.”

Tu montres de la flexibilité. C’est toujours mieux qu’un ultimatum.

Scripts prêts à copier pour négocier ta relocation#

Tu peux adapter ces messages selon ton style. L’idée, c’est de rester simple, direct, sympa.

Script 1 : demander les détails

“Merci encore pour l’offre, je suis très enthousiaste à l’idée de rejoindre l’équipe. Est-ce que tu peux me partager le détail du support relocation prévu, notamment logement temporaire, déménagement, visa, billets d’avion et frais d’installation ? Je veux juste m’assurer d’avoir une vision claire avant de finaliser.”

Script 2 : demander une augmentation de budget

“J’ai regardé les coûts réels liés à la relocation, et le total estimé est plutôt autour de 14k€ à 16k€. Le package actuel couvre une partie, mais il resterait un montant important à ma charge. Est-ce qu’on peut revoir le budget relocation à 15k€, ou ajouter la prise en charge directe du logement temporaire et du déménagement ?”

Script 3 : demander une avance

“Est-ce qu’il serait possible de verser une partie de la prime relocation avant le départ ? Une grande partie des frais arrive avant mon premier jour, notamment dépôt de garantie, billets et déménagement.”

Script 4 : pour une relocation familiale

“Comme cette mobilité concerne aussi ma famille, j’aimerais vérifier si le package peut couvrir les billets, les démarches administratives familiales et une période de logement temporaire plus longue. Cela faciliterait vraiment une installation stable dès le début.”

Script 5 : si l’entreprise dit non

“Je comprends les contraintes de budget. Est-ce qu’on peut regarder des alternatives, par exemple logement temporaire prolongé, déménagement payé directement, ou remboursement des frais de visa et d’installation ? L’objectif est surtout de limiter les coûts initiaux liés au démarrage.”

Ce dernier script est très utile. Tu ne bloques pas, tu cherches une solution.

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Les clauses à lire avant de signer#

Là, sois très attentif.

Certains packages de relocation incluent des conditions de remboursement. C’est normal, mais tu dois les comprendre.

La clause de remboursement

Souvent, si tu quittes l’entreprise trop tôt, tu dois rembourser tout ou partie de la relocation.

Exemples fréquents :

  • 100% à rembourser si tu pars avant 12 mois,
  • prorata sur 24 mois,
  • remboursement seulement si tu démissionnes,
  • pas de remboursement si licenciement ou rupture à l’initiative de l’entreprise.

Tu dois demander que la clause soit juste.

Idéalement :

  • remboursement proratisé,
  • pas de remboursement si l’entreprise met fin au contrat sans faute grave,
  • pas de remboursement si visa refusé,
  • conditions écrites clairement.

Phrase utile :

“Est-ce que la clause de remboursement s’applique aussi si l’entreprise met fin au contrat, ou uniquement en cas de démission de ma part ?”

Très important.

Le traitement fiscal de la prime

Une prime relocation peut être imposable selon le pays et la structure.

Si l’entreprise te donne 15k€ brut, tu ne recevras peut-être pas 15k€ net.

Demande :

  • est-ce brut ou net ?
  • est-ce imposable ?
  • est-ce grossed-up, donc compensé fiscalement ?
  • est-ce remboursé sur factures ?
  • quel est le calendrier de paiement ?

Si tu ne comprends pas, demande une simulation. Tu as le droit.

Un package annoncé à 10k€ peut valoir beaucoup moins si tu dois payer impôts et charges dessus.

La devise et le taux de change

Si tu es payé en euros mais dépenses en livres, dollars ou francs suisses, attention.

Le taux de change peut te faire perdre quelques centaines, voire milliers d’euros sur de gros montants.

Demande dans quelle devise les remboursements sont faits, et à quelle date le taux est calculé.

Ça semble technique, mais quand tu paies un dépôt à Londres, tu vas vite comprendre.

Adapter ta négociation selon le pays#

Toutes les relocations ne se valent pas.

Un Paris-Berlin n’a rien à voir avec un Paris-New York.

Royaume-Uni

Londres coûte cher, très cher.

Pour un poste chez BNP, L’Oréal ou une fintech, avec salaire à 90k£ à 130k£, demande sérieusement :

  • logement temporaire 4 à 8 semaines,
  • aide recherche logement,
  • visa et NHS surcharge si applicable,
  • billets,
  • dépôt de garantie,
  • conseil fiscal.

Les loyers peuvent être violents. Ne sous-estime pas.

Allemagne

Berlin, Munich, Hambourg ou Francfort peuvent sembler plus simples, mais trouver un logement peut être long.

Pour un poste tech à 75k€ à 100k€, tu peux viser :

  • 7k€ à 12k€ de support,
  • logement temporaire 4 semaines,
  • aide inscription locale,
  • déménagement,
  • accompagnement administratif.

À Munich, vise plus haut.

États-Unis

Là, les coûts explosent vite.

Pour un poste à New York, San Francisco, Austin ou Boston, même avec un salaire à $150k ou $180k, tu peux avoir besoin de :

  • billets,
  • visa,
  • avocat immigration,
  • logement temporaire,
  • assurance santé dès l’arrivée,
  • déménagement international,
  • aide fiscale,
  • prime cash importante.

Un package de $20k à $50k n’est pas absurde pour un profil senior.

Dubaï

Dubaï attire beaucoup de profils finance, énergie, luxe et tech.

Pour un poste chez TotalEnergies, L’Oréal ou une entreprise régionale, regarde :

  • logement temporaire,
  • assurance santé famille,
  • école,
  • visa famille,
  • billets annuels,
  • aide logement,
  • fiscalité du pays de départ.

Même si l’impôt local est faible, l’installation coûte cher.

Singapour

Très bon accélérateur de carrière, mais loyers et écoles élevés.

Pour un manager à 140k SGD ou plus, demande :

  • 6 à 8 semaines de logement temporaire,
  • visa famille,
  • école ou frais d’inscription,
  • consultant logement,
  • déménagement international,
  • conseil fiscal.

Si tu pars avec enfants, ne signe pas sans avoir regardé les frais scolaires.

Erreurs fréquentes qui coûtent cher#

Tu peux avoir une excellente offre et quand même te faire piéger.

Voici les erreurs classiques.

1. Négocier uniquement le salaire

Un salaire à 95k€ au lieu de 90k€, c’est bien.

Mais si tu oublies 12k€ de relocation, tu as perdu la bataille court terme.

Regarde toujours le package total :

  • salaire fixe,
  • bonus,
  • actions,
  • retraite,
  • santé,
  • relocation,
  • fiscalité,
  • coût de la vie.

2. Accepter une phrase vague

“On vous accompagnera pour l’installation.”

Ok, mais ça veut dire quoi ?

Demande du concret :

  • montant,
  • durée,
  • plafonds,
  • factures nécessaires,
  • date de paiement,
  • personnes couvertes,
  • conditions de remboursement.

Tout doit être écrit dans l’offre ou dans une annexe.

3. Oublier ta famille

Si tu pars seul, c’est une chose.

Si tu pars avec conjoint, enfants, animal, appartement à vider, école à trouver, c’est autre chose.

Le package doit refléter ta vraie situation.

4. Ne pas comparer avec le coût de la vie

Un salaire à 100k€ à Paris, Londres, Zurich ou Lisbonne ne donne pas du tout la même vie.

Regarde :

  • loyer,
  • impôts,
  • santé,
  • école,
  • transport,
  • nourriture,
  • retraite,
  • voyages retour en France.

Si l’entreprise refuse d’ajuster la relocation, tu peux aussi renégocier le salaire ou le bonus de signature.

5. Avoir peur de demander

C’est probablement l’erreur numéro un.

Tu n’as pas besoin d’être agressif. Tu dois juste être adulte dans la discussion.

L’entreprise négocie tout le temps. Les candidats qui savent poser les bonnes questions sont souvent perçus comme plus sérieux, pas comme pénibles.

Checklist avant d’accepter ton offre internationale#

Avant de dire oui, vérifie ces points :

  • Le montant exact de la prime relocation.
  • Brut ou net.
  • Date de versement.
  • Logement temporaire, durée et plafond.
  • Billets d’avion, pour qui, quelle classe.
  • Déménagement, plafond et assurance.
  • Visa, permis, avocat, famille.
  • Assurance santé dès l’arrivée.
  • Aide fiscale.
  • Aide logement.
  • Frais scolaires si enfants.
  • Clause de remboursement.
  • Cas de licenciement ou visa refusé.
  • Devise de paiement.
  • Contacts internes ou prestataire relocation.
  • Ce qui est écrit dans le contrat.

Si une réponse est orale, demande confirmation par email.

Pas parce que tu ne fais pas confiance. Parce qu’un recruteur peut partir, une politique interne peut changer, et toi tu dois pouvoir t’appuyer sur un document.

Exemple de négociation réaliste#

Imaginons que tu reçoives une offre de Senior Data Analyst chez Doctolib à Berlin, 82k€ fixe, 8k€ bonus, relocation 5k€.

Tu estimes :

  • déménagement : 3 500€,
  • logement temporaire : 3 200€,
  • billets : 500€,
  • dépôt de garantie : 3 000€,
  • démarches : 500€,
  • installation : 1 000€.

Total : 11 700€.

Tu pourrais répondre :

“Merci beaucoup, l’offre me motive vraiment. J’ai regardé les coûts d’installation à Berlin, et le total est plutôt autour de 11k€ à 12k€, surtout avec le logement temporaire et le dépôt de garantie. Est-ce qu’on peut ajuster la relocation à 10k€, ou garder les 5k€ en prime et ajouter 4 semaines de logement temporaire prises en charge ?”

Tu donnes deux options. C’est malin.

L’entreprise peut accepter l’une des deux, ou proposer un compromis : 7k€ + logement 2 semaines.

Tu as gagné sans créer de tension.

Le mot de la fin : ta relocation doit protéger ton énergie#

Changer de pays pour un job, ce n’est pas juste signer un contrat et prendre un avion.

Tu changes de repères, de logement, parfois de langue, de système de santé, de fiscalité, de rythme de vie. Si tu arrives déjà rincé financièrement, tu commences ton nouveau poste avec une charge mentale énorme.

Donc oui, négocie ton package.

Pas pour gratter. Pour démarrer fort.

Prépare tes chiffres, demande les détails, fais écrire les engagements, et pense au package total. Une bonne relocation peut valoir 10k€, 20k€, parfois beaucoup plus. Et surtout, elle peut te sauver des mois de stress.

Avant de postuler ou de finaliser ton CV pour une offre internationale, vérifie aussi qu’il passe bien les filtres ATS des recruteurs. Tu peux tester ton CV gratuitement ici : https://jobrise.io/fr/free-ats-checker/

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Envoyez ça à qui passe l'entretien cette semaine.

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