Démission 2026: Comment Bien Quitter son Poste
162 candidatures par offre, moyenne 2026.
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Tu veux partir, tu le sais déjà au fond de toi, mais tu bloques sur le “comment”. Tu as peur de te griller avec ton manager, de perdre des droits, de mal calculer ton préavis, ou de te retrouver sans salaire dans deux mois. Bonne nouvelle, démissionner proprement en 2026, ça se prépare, et tu peux le faire sans drama, sans pont brûlé, et avec un vrai plan pour la suite.
Démission 2026: Comment Bien Quitter son Poste#
Démissionner, ce n’est pas juste envoyer une lettre et rendre son badge. C’est une décision pro qui touche ton argent, ton image, ton réseau, ton mental, et parfois même ta future carrière.
En 2026, le marché du travail reste exigeant. Les recruteurs veulent des profils fiables, les managers parlent entre eux, et LinkedIn garde la mémoire de ton parcours. Donc oui, tu peux partir, mais fais-le comme quelqu’un qui maîtrise son sujet.
Dans cet article, on va voir comment bien quitter ton poste, étape par étape, sans te mettre en danger inutilement.
Tu vas apprendre:
- Quand démissionner, et quand attendre.
- Comment annoncer ton départ.
- Comment gérer ton préavis.
- Ce que tu dois vérifier côté argent et droits.
- Comment garder une bonne réputation.
- Comment préparer ton prochain poste avant de partir.
Avant de démissionner, vérifie si tu veux vraiment partir#
La première question est simple: tu veux quitter ton job, ou tu veux juste quitter une période horrible?
Ce n’est pas pareil.
Tu peux être épuisé après un gros projet chez TotalEnergies, frustré par un manager chez BNP Paribas, ou lassé d’un rythme intense chez Doctolib. Mais une mauvaise phase ne veut pas toujours dire que tout le poste est mauvais.
Avant d’écrire ta lettre, pose-toi 5 questions très honnêtes:
- Est-ce que le problème dure depuis plus de 3 mois?
- Est-ce que j’ai déjà essayé d’en parler clairement?
- Est-ce que je suis sous-payé par rapport au marché?
- Est-ce que ce poste m’aide encore à progresser?
- Est-ce que je pars vers quelque chose, ou juste loin de quelque chose?
La dernière question est la plus importante.
Partir “loin de” ton manager toxique, ça peut soulager. Mais partir “vers” un poste mieux payé, plus stable, plus aligné avec tes compétences, c’est beaucoup plus solide.
Les bons signaux pour démissionner
Tu peux sérieusement envisager de démissionner si:
- Tu n’apprends plus rien depuis longtemps.
- Tu es payé bien en dessous du marché.
- Ton travail affecte ta santé.
- Tu as déjà une offre signée ailleurs.
- Ton entreprise ne respecte pas ses promesses.
- Tu sens que ton CV commence à stagner.
- Ton poste ne correspond plus à ton projet de vie.
Exemple concret: si tu es chef de projet digital à 38k€ à Paris avec 4 ans d’expérience, alors que les offres chez L’Oréal, Back Market ou BlaBlaCar tournent plutôt autour de 45k€ à 55k€, il y a peut-être un vrai sujet.
Même chose si tu es développeur backend à 48k€ alors que des postes similaires chez Ledger ou Doctolib affichent 60k€ à 75k€. À ce niveau, rester “par loyauté” peut te coûter très cher sur 3 ans.
Les mauvais moments pour démissionner
À l’inverse, évite de démissionner sur un coup de tête.
Mauvaise idée si:
- Tu viens d’avoir une dispute avec ton manager.
- Tu n’as aucune épargne.
- Tu n’as pas relu ton contrat.
- Tu ne connais pas ton préavis.
- Tu n’as aucune piste sérieuse.
- Tu es en période de grosse fatigue émotionnelle.
- Tu veux juste “faire payer” ton entreprise.
Une démission impulsive peut te donner 48 heures de plaisir, puis 3 mois de stress.
Franchement, tu mérites mieux que ça.
Comprendre les conséquences d’une démission en 2026#
En France, la démission est une rupture du contrat de travail à ton initiative. C’est simple en apparence, mais il y a des effets importants.
Le point qui pique souvent: une démission classique ne donne généralement pas droit au chômage immédiatement. Il existe des exceptions, mais tu ne dois pas baser ton plan sur “je verrai avec France Travail après”.
Avant d’annoncer quoi que ce soit, vérifie ces éléments:
- Ton type de contrat: CDI, CDD, période d’essai.
- La durée de ton préavis.
- Ta convention collective.
- Tes congés payés restants.
- Tes primes éventuelles.
- Tes clauses particulières, comme non-concurrence ou confidentialité.
- Ton épargne disponible.
- La date de début de ton futur job si tu en as un.
Le préavis, le détail qui change tout
Ton préavis dépend souvent de ton statut, de ton contrat et de ta convention collective.
En CDI, il peut être de:
- 1 mois pour certains employés.
- 2 mois pour certains techniciens ou agents de maîtrise.
- 3 mois pour beaucoup de cadres.
Si tu es cadre dans une grande entreprise comme BNP Paribas, TotalEnergies ou L’Oréal, 3 mois de préavis est fréquent. Si tu bosses dans une start-up type BlaBlaCar, Doctolib ou Back Market, ça dépend vraiment de ton contrat et de la convention applicable.
Ne suppose jamais. Lis ton contrat.
Si tu veux partir plus tôt, tu peux demander une dispense partielle ou totale de préavis. Mais attention, si c’est toi qui demandes et que l’employeur accepte, la partie non travaillée peut ne pas être payée. Si c’est l’employeur qui te dispense, en général, il doit te payer le préavis.
Donc avant de dire “je peux partir dans deux semaines”, fais tes calculs.
Démission, rupture conventionnelle ou abandon de poste?
Beaucoup de salariés confondent tout.
Voici la version simple:
- Démission: tu pars de toi-même. C’est rapide, clair, mais tu n’as en général pas le chômage tout de suite.
- Rupture conventionnelle: vous êtes d’accord, toi et l’entreprise. Tu peux avoir une indemnité et ouvrir des droits au chômage si les conditions sont remplies.
- Abandon de poste: très risqué. Depuis les évolutions récentes, ça peut être assimilé à une présomption de démission dans certains cas. Et niveau réputation, c’est souvent mauvais.
Si tu veux partir mais que tu n’as pas encore de job derrière, la rupture conventionnelle peut être intéressante. Mais l’entreprise n’est pas obligée d’accepter.
Ton angle doit être propre: tu expliques que tu souhaites une séparation organisée, respectueuse, avec une transition utile. Pas “soit tu acceptes, soit je disparais”.
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Préparer ton départ avant de l’annoncer#
La meilleure démission, c’est celle que tu as préparée avant que ton manager ne soit au courant.
Tu dois faire ton travail en coulisses, sans mentir, sans voler des infos, sans saboter quoi que ce soit. Juste te protéger.
Fais le point sur ton argent
Avant de quitter ton poste, regarde ton compte bancaire comme un adulte responsable, même si ça fait mal.
Calcule:
- Ton salaire net mensuel.
- Ton loyer ou crédit.
- Tes charges fixes.
- Tes remboursements.
- Ton budget nourriture.
- Tes transports.
- Tes abonnements.
- Ton épargne disponible.
Idéalement, tu veux au moins 3 à 6 mois de dépenses essentielles de côté si tu pars sans poste signé.
Exemple: si tu dépenses 2 000€ par mois, vise 6 000€ à 12 000€ d’épargne avant de démissionner sans filet. Oui, c’est beaucoup. Mais le stress d’un compte vide, c’est pire.
Si tu as déjà une offre signée à 52k€ chez Back Market alors que tu es actuellement à 43k€, ton risque est beaucoup plus faible. Mais signe d’abord. Une promesse orale, ce n’est pas suffisant.
Mets ton CV et LinkedIn à jour
Ne fais pas l’erreur classique: attendre d’être dehors pour refaire ton CV.
Avant de démissionner, note tes résultats pendant que tout est frais.
Exemples:
- “Réduction du délai de traitement client de 28% en 6 mois.”
- “Gestion d’un portefeuille de 1,2M€.”
- “Recrutement et formation de 8 commerciaux.”
- “Migration CRM menée pour 120 utilisateurs.”
- “Hausse du taux de conversion de 14% sur les campagnes email.”
Les recruteurs aiment les chiffres. Pas besoin d’inventer, mais donne du concret.
Sur LinkedIn, tu peux améliorer ton profil sans crier “je cherche à partir”. Mets à jour ton titre, tes compétences, tes réalisations, tes recommandations. Active l’option “ouvert aux opportunités” visible uniquement par les recruteurs, même si ce n’est jamais garanti à 100%.
Cherche ton prochain poste discrètement
Tu peux postuler sans que toute ton entreprise le sache.
Quelques conseils simples:
- Postule depuis ton ordinateur personnel.
- N’utilise pas ton email pro.
- Ne passe pas d’entretiens depuis une salle vitrée au bureau.
- Évite de raconter tes plans à tous tes collègues.
- Prépare une réponse si ton manager te demande si tu cherches ailleurs.
Tu n’as pas besoin de mentir agressivement. Tu peux dire: “Je réfléchis à la suite de mon parcours, mais je reste engagé sur mes missions actuelles.”
C’est propre, calme, adulte.
Vérifie ton contrat et tes clauses
Avant de partir chez un concurrent, lis les petites lignes.
Regarde surtout:
- Clause de non-concurrence.
- Clause de confidentialité.
- Clause de dédit-formation.
- Propriété intellectuelle.
- Matériel à rendre.
- Règles sur les clients et fournisseurs.
Si tu es commercial chez BNP Paribas et que tu pars dans une autre banque, ou si tu es ingénieur chez Ledger et que tu pars dans une autre entreprise crypto, la clause de non-concurrence peut être un vrai sujet.
Une clause de non-concurrence doit respecter plusieurs conditions, souvent avec une compensation financière. Mais ne joue pas à l’avocat au feeling. Si l’enjeu est important, demande conseil à un professionnel.
Comment annoncer ta démission sans te griller#
Le moment arrive. Tu as réfléchi, vérifié ton contrat, préparé ton plan. Maintenant, il faut l’annoncer.
Le bon ordre:
- Tu annonces oralement à ton manager direct.
- Tu confirmes par écrit avec une lettre ou un email formel.
- Tu organises la transition.
- Tu communiques ensuite aux collègues selon ce qui est décidé.
Ne commence pas par le dire à ton collègue préféré à la machine à café. L’info va circuler plus vite qu’un screenshot WhatsApp.
Le rendez-vous avec ton manager
Demande un point court, idéalement en face à face ou en visio si tu es à distance.
Tu peux dire:
“J’aimerais qu’on prenne 20 minutes aujourd’hui ou demain pour parler de mon évolution professionnelle.”
Pendant le rendez-vous, sois clair et respectueux.
Exemple:
“Je voulais te l’annoncer directement. J’ai décidé de démissionner de mon poste. Ce n’est pas une décision prise à la légère. Je souhaite que la transition se passe bien, donc je suis disponible pour organiser le passage de relais proprement.”
Pas besoin d’écrire un roman. Pas besoin d’attaquer l’entreprise. Pas besoin de vider ton sac pendant 45 minutes.
Si ton manager demande pourquoi, reste professionnel.
Tu peux dire:
- “J’ai une opportunité plus alignée avec mon projet professionnel.”
- “Je souhaite évoluer vers un poste avec plus de responsabilités.”
- “J’ai besoin d’un nouveau challenge.”
- “Le poste ne correspond plus à mes objectifs à moyen terme.”
Évite:
- “Je n’en peux plus de toi.”
- “Cette boîte est mal gérée.”
- “Tout le monde veut partir.”
- “J’ai trouvé mieux, beaucoup mieux.”
Même si c’est vrai, garde ça pour ton journal intime.
La lettre de démission
Ta lettre doit être simple. Elle n’a pas besoin d’expliquer tous tes sentiments.
Modèle court:
Objet: Démission
Madame, Monsieur,
Je vous informe par la présente de ma décision de démissionner de mon poste de [intitulé du poste], que j’occupe depuis le [date], au sein de [nom de l’entreprise].
Conformément à mon contrat de travail et à la convention collective applicable, mon préavis est de [durée]. Mon dernier jour travaillé serait donc le [date], sauf accord différent entre nous.
Je reste disponible afin d’organiser la transition dans les meilleures conditions.
Cordialement,
[Prénom Nom]
Tu peux l’envoyer par lettre recommandée avec accusé de réception, la remettre en main propre contre décharge, ou parfois l’envoyer par email selon les usages de ton entreprise. Pour éviter les problèmes, garde une preuve écrite.
Si ton manager réagit mal
Certains managers prennent une démission comme une trahison personnelle.
Tu peux entendre:
- “Tu nous mets dans la galère.”
- “Après tout ce qu’on a fait pour toi.”
- “Tu ne trouveras pas mieux ailleurs.”
- “On aurait pu te proposer quelque chose.”
- “Tu aurais dû m’en parler avant.”
Respire.
Tu n’as pas à te justifier pendant deux heures. Répète calmement:
“Je comprends que ce soit compliqué pour l’équipe. Ma décision est prise, et je veux vraiment aider à organiser une transition propre.”
Cette phrase est ton bouclier.
Ne rentre pas dans le combat émotionnel.
Négocier une contre-offre, bonne ou mauvaise idée?#
Parfois, après ta démission, ton entreprise se réveille soudainement.
Magie: le budget apparaît.
Tu étais à 44k€, on te propose 52k€. Tu voulais un poste senior, il devient possible. Tu demandais du télétravail, on t’offre 2 jours par semaine.
La question: faut-il accepter?
Quand une contre-offre peut valoir le coup
Tu peux l’envisager si:
- Ton problème principal était uniquement le salaire.
- Tu aimes vraiment l’équipe.
- Le nouveau rôle est écrit clairement.
- L’augmentation est officielle.
- Les conditions changent dès maintenant.
- Tu n’as pas encore signé ailleurs.
Mais fais attention. Une promesse vague n’est pas un plan.
Demande toujours une confirmation écrite:
- Nouveau salaire, par exemple 55k€ fixe.
- Nouveau titre.
- Date d’effet.
- Missions précises.
- Bonus éventuel.
- Télétravail.
- Évolution prévue.
Quand refuser la contre-offre
Refuse si:
- Tu pars à cause du management.
- Tu n’as plus confiance.
- L’entreprise t’a ignoré pendant des mois.
- Tu as déjà signé ailleurs.
- La proposition arrive seulement parce que tu pars.
- Tu sens qu’on veut juste gagner du temps.
Une augmentation ne répare pas toujours un environnement toxique.
Si tu acceptes de rester, ton manager peut aussi te voir différemment. Dans certaines entreprises, tu deviens “celui qui a voulu partir”. Ce n’est pas automatique, mais ça arrive.
Donc ne regarde pas seulement les 8k€ de plus. Regarde l’ambiance, la confiance, et la suite.
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Réussir ton préavis comme un pro#
Ton préavis, c’est ta dernière impression. Et la dernière impression reste longtemps.
Même si tu es déjà mentalement parti, fais le job proprement.
Tu n’as pas besoin de te tuer à la tâche, mais tu dois être fiable jusqu’au bout.
Organise une vraie passation
Prépare un document simple avec:
- Tes dossiers en cours.
- Les contacts clés.
- Les accès utiles, sans partager de mots de passe n’importe comment.
- Les deadlines.
- Les risques.
- Les décisions en attente.
- Les procédures importantes.
- Les recommandations pour la suite.
Si ton remplaçant est déjà là, forme-le. Si personne n’est nommé, prépare une passation pour ton manager ou l’équipe.
Exemple de structure:
- Projets en cours.
- Statut de chaque projet.
- Prochaines étapes.
- Points de vigilance.
- Documents utiles.
- Contacts internes.
- Contacts externes.
- Suggestions.
Un bon document de passation peut sauver ton image.
Reste professionnel avec tes collègues
Quand tu annonces ton départ, les collègues vont poser des questions.
Certains seront contents pour toi. D’autres seront jaloux. Certains vont essayer de te faire parler.
Garde une ligne simple:
“J’ai trouvé une opportunité qui correspond mieux à la suite de mon parcours. Je veux finir proprement ici et garder contact.”
Évite de devenir le porte-parole des frustrations de tout le monde.
Ne dis pas:
- “Franchement, vous devriez tous partir.”
- “Cette équipe est morte.”
- “Le manager est catastrophique.”
- “Je vais enfin respirer.”
Même si tu le penses très fort.
Le monde pro est petit. Un ancien collègue peut devenir recruteur, client, manager, ou personne qui recommande ton profil chez L’Oréal dans 3 ans.
Ne baisse pas brutalement ton niveau
Le “quiet quitting” pendant le préavis peut te faire du bien sur le moment, mais attention à l’image.
Continue à:
- Répondre aux messages importants.
- Participer aux réunions utiles.
- Documenter ton travail.
- Respecter tes horaires.
- Livrer ce qui est raisonnable.
- Signaler les risques.
Mais pose aussi des limites.
Tu peux dire:
“Vu mon départ le [date], je peux finaliser A et B, mais C devra être repris par quelqu’un d’autre. Je peux préparer une note de passation.”
Ça montre que tu es sérieux, sans accepter l’impossible.
Les documents à récupérer avant de partir#
Le dernier jour, ton entreprise doit te remettre plusieurs documents.
En général, tu dois récupérer:
- Certificat de travail.
- Reçu pour solde de tout compte.
- Attestation destinée à France Travail.
- Dernier bulletin de paie.
- Éventuel état récapitulatif de l’épargne salariale.
- Informations sur la mutuelle et la portabilité si applicable.
Vérifie aussi ton solde:
- Congés payés non pris.
- RTT éventuels.
- Primes dues.
- Notes de frais.
- Bonus contractuels.
- Commissions.
- Indemnité compensatrice de préavis si l’employeur t’a dispensé.
Si tu es commercial avec une partie variable, sois particulièrement vigilant. Une commission oubliée peut représenter plusieurs milliers d’euros.
Exemple: si tu as 12k€ de variable annuel et que tu as atteint 80% de tes objectifs avant ton départ, vérifie comment c’est calculé. Ne signe pas n’importe quoi sans comprendre.
Le solde de tout compte
Le reçu pour solde de tout compte liste les sommes versées à ton départ.
Tu peux le signer, mais sache qu’il existe des délais pour le contester. Si tu as un doute sérieux, demande conseil avant de signer ou signe avec prudence selon ta situation.
Ne fais pas confiance uniquement à “t’inquiète, tout est bon”.
Lis les lignes. Compare avec tes bulletins. Pose des questions.
Préparer ton prochain job pendant la transition#
Si tu as déjà signé ailleurs, bravo. Mais ne t’endors pas.
Ton objectif maintenant: arriver fort dans ton prochain poste.
Avant ton arrivée
Demande à ton futur employeur:
- La date exacte de début.
- Les horaires ou modalités de télétravail.
- Le matériel prévu.
- Les documents à fournir.
- Le nom de ton manager.
- Le planning d’onboarding.
- Les objectifs des 30 premiers jours.
Si tu passes de 42k€ à 56k€ chez Doctolib, ou de 50k€ à 68k€ chez Ledger, le niveau d’attente monte aussi. Plus le salaire grimpe, plus l’entreprise attend de l’impact rapidement.
Prépare-toi.
Relis l’offre. Note les compétences clés. Revois les outils utilisés. Si tu vas sur un poste data, révise SQL ou Power BI. Si tu vas sur du marketing, regarde les campagnes récentes. Si tu vas en sales, renseigne-toi sur les clients et concurrents.
Si tu pars sans nouveau poste
Là, il faut être encore plus structuré.
Fais un plan sur 30 jours:
Semaine 1: clarification
- Refaire ton CV.
- Mettre LinkedIn à jour.
- Lister tes cibles.
- Choisir tes prétentions salariales.
- Préparer ton pitch.
Semaine 2: candidatures
- Postuler à 10 à 15 offres bien ciblées.
- Contacter 10 anciens collègues.
- Demander 3 recommandations.
- Préparer 5 réponses types pour les entretiens.
Semaine 3: entretiens
- T’entraîner à parler de ta démission.
- Préparer des exemples de réussite.
- Comparer les salaires du marché.
- Relancer les recruteurs.
Semaine 4: ajustement
- Analyser les retours.
- Modifier ton CV si besoin.
- Élargir les entreprises ciblées.
- Continuer les candidatures.
Ne passe pas tes journées à scroller LinkedIn en te disant que tu “cherches”. Chercher un job, c’est produire des actions mesurables.
Comment expliquer ta démission en entretien#
Les recruteurs vont demander pourquoi tu as quitté ton poste. C’est normal.
Ta réponse doit être calme, positive, et orientée avenir.
Bonnes réponses
Tu peux dire:
“J’ai quitté mon poste car j’avais atteint un plafond d’évolution. Je souhaitais rejoindre une structure où je pourrais prendre plus de responsabilités sur des projets à plus fort impact.”
Ou:
“Le poste m’a beaucoup appris, notamment sur [compétence], mais il ne correspondait plus à mon projet professionnel. Je cherche maintenant un rôle plus orienté [objectif].”
Ou encore:
“J’ai décidé de partir après avoir pris le temps d’évaluer mes priorités. Je voulais me repositionner sur un poste plus aligné avec mes compétences en [compétence] et mes objectifs à moyen terme.”
Mauvaises réponses
Évite:
- “Mon manager était nul.”
- “Je ne supportais plus l’équipe.”
- “L’entreprise était toxique.”
- “Je voulais partir vite.”
- “Je ne savais pas trop quoi faire.”
Même si ton ancien job était vraiment compliqué, formule ça proprement.
Tu peux dire:
“L’environnement ne me permettait plus de progresser dans de bonnes conditions, donc j’ai préféré prendre une décision claire et préparer la suite sérieusement.”
C’est beaucoup mieux.
Les erreurs classiques à éviter quand tu démissionnes#
Pour te simplifier la vie, voici les pièges les plus fréquents.
1. Annoncer trop tôt
Si tu n’es pas sûr de ta décision, attends. Une fois que c’est dit, l’ambiance change.
2. Démissionner sans offre signée
Une promesse orale peut disparaître. Attends le contrat ou la promesse d’embauche écrite.
3. Se lâcher pendant l’entretien de départ
L’entretien RH n’est pas une séance de thérapie. Sois honnête, mais diplomate.
4. Oublier ses congés
Tes congés peuvent changer ton dernier jour, ton solde, ou ton budget. Vérifie.
5. Négliger la passation
Une mauvaise passation peut te suivre longtemps.
6. Voler des fichiers ou contacts
Ne copie pas de bases clients, documents internes ou infos sensibles. C’est dangereux légalement et mauvais pour ta réputation.
7. Critiquer l’entreprise sur LinkedIn
Même si ton post fait 200 likes, il peut te coûter cher. Les recruteurs regardent aussi ton comportement public.
8. Ne pas tester son CV avant de postuler
En 2026, beaucoup d’entreprises utilisent encore des logiciels de tri de CV. Si ton CV est mal structuré, il peut être rejeté avant même qu’un humain le lise.
Checklist simple pour bien démissionner en 2026#
Avant d’envoyer ta lettre, coche ça:
- J’ai relu mon contrat.
- Je connais mon préavis.
- J’ai vérifié ma convention collective.
- J’ai calculé mon budget.
- J’ai mis mon CV à jour.
- J’ai récupéré mes résultats chiffrés.
- J’ai vérifié mes clauses.
- J’ai préparé mon discours.
- J’ai prévu une passation.
- J’ai une preuve écrite de ma démission.
- J’ai pensé à mes droits et documents de sortie.
- Je sais comment expliquer mon départ en entretien.
Si tu coches tout, tu es déjà plus carré que 90% des gens qui partent sur un coup de tête.
Le vrai objectif: partir propre, pas partir parfait#
Tu n’as pas besoin d’une démission parfaite. Tu as besoin d’une sortie propre.
Une sortie propre, c’est:
- Une décision réfléchie.
- Une annonce claire.
- Une lettre simple.
- Un préavis sérieux.
- Une passation utile.
- Des documents récupérés.
- Une réputation préservée.
- Un prochain pas préparé.
Tu peux quitter une entreprise sans être ingrat. Tu peux vouloir mieux sans mépriser ce que tu as vécu. Tu peux tourner la page sans claquer la porte.
Et surtout, tu peux préparer la suite intelligemment.
Si tu comptes démissionner en 2026 pour viser un meilleur poste, commence par vérifier que ton CV passe les logiciels de recrutement. Teste ton CV gratuitement ici: https://jobrise.io/fr/free-ats-checker/
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