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Engineering Manager Emplois France 2026: Guide

JobRise Team19 min read

162 candidatures par offre, moyenne 2026.

Engineering Manager Emplois France 2026: Guidejobrise.io

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Tu cherches un poste d’Engineering Manager en France pour 2026, et tu sens déjà le petit stress monter. Les offres demandent à la fois du management, de l’architecture, du delivery, du recrutement, de la culture produit, parfois même de la sécurité, et toi tu te demandes : “Ok, mais ils veulent un humain ou un département entier ?”

Engineering Manager emplois France 2026 : le guide simple pour viser juste#

En 2026, le poste d’Engineering Manager, souvent appelé EM, reste l’un des plus intéressants dans la tech française.

Mais il est aussi l’un des plus flous.

Dans certaines boîtes, tu vas gérer 5 développeurs et faire encore 40 % de code. Dans d’autres, tu vas manager 15 personnes, gérer les roadmaps avec le Product Manager, suivre les budgets, recruter, coacher, animer les rituels, et passer ta vie en réunion.

Donc avant d’envoyer ton CV partout, il faut comprendre ce que les recruteurs attendent vraiment.

Ce guide va t’aider à :

  1. Comprendre le rôle d’Engineering Manager en France en 2026.
  2. Identifier les salaires réalistes.
  3. Cibler les bonnes entreprises.
  4. Adapter ton CV et ton LinkedIn.
  5. Préparer tes entretiens sans partir dans tous les sens.

Et surtout, tu vas éviter l’erreur classique : te présenter comme “développeur senior qui manage un peu” alors que l’entreprise cherche un vrai leader tech et humain.

C’est quoi un Engineering Manager en 2026 ?#

Un Engineering Manager est responsable d’une équipe technique.

Dit comme ça, ça a l’air simple.

En vrai, ton job tourne autour de 5 gros blocs :

  1. Les personnes Tu recrutes, tu accompagnes, tu fais les 1:1, tu aides les devs à progresser, tu gères les tensions, tu fais les feedbacks.

  2. La livraison Tu t’assures que l’équipe livre ce qui est prévu, avec une qualité correcte, dans des délais crédibles.

  3. La technique Tu ne codes pas forcément tous les jours, mais tu dois comprendre les choix d’architecture, challenger les décisions, repérer les risques.

  4. Le produit Tu travailles avec les Product Managers, Product Owners, designers, data analysts, parfois sales ou customer success.

  5. L’organisation Tu améliores les process, les rituels, la communication, la documentation, les objectifs d’équipe.

En France, le rôle varie beaucoup selon la maturité de l’entreprise.

Chez Doctolib, un Engineering Manager peut être très orienté scale, qualité, fiabilité et collaboration produit. Chez BlaBlaCar, tu peux avoir une forte dimension plateforme, expérience utilisateur, international. Chez Ledger, la sécurité et la rigueur technique pèsent lourd.

Chez une grande entreprise comme BNP Paribas ou TotalEnergies, tu peux avoir plus de reporting, plus de process, plus d’interactions avec des équipes transverses.

Chez Back Market ou L’Oréal Tech, tu vas souvent trouver des enjeux de produit, data, e-commerce, expérience client, performance et organisation.

Bref, le titre est le même, mais le quotidien peut changer énormément.

Les salaires Engineering Manager en France en 2026#

Soyons directs, parce que c’est souvent ce que tu veux savoir en premier.

En 2026, les salaires d’Engineering Manager en France varient selon la ville, la taille de l’entreprise, le niveau d’expérience et le secteur.

Voici des fourchettes réalistes :

Paris et Île-de-France

À Paris, les salaires sont les plus élevés.

Tu peux viser :

  • Engineering Manager junior ou first-time manager : 65k à 80k €
  • Engineering Manager confirmé : 80k à 105k €
  • Senior Engineering Manager : 105k à 130k €
  • Head of Engineering ou Director Engineering : 120k à 170k € et plus

Dans des entreprises tech solides comme Doctolib, Ledger, BlaBlaCar, Back Market ou certaines équipes tech de L’Oréal, un profil confirmé peut souvent viser entre 90k et 120k €.

Dans la banque ou l’énergie, chez BNP Paribas ou TotalEnergies, la rémunération peut être très correcte aussi, parfois entre 85k et 125k €, avec bonus, intéressement et avantages.

Lyon, Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse

Hors Paris, les salaires sont souvent un peu plus bas, mais pas ridicules du tout.

Tu peux viser :

  • First-time EM : 55k à 70k €
  • EM confirmé : 70k à 90k €
  • Senior EM : 90k à 115k €

À Lyon, Toulouse ou Nantes, certains profils très demandés peuvent dépasser 100k €, surtout dans la fintech, le SaaS B2B, la cybersécurité, la data ou l’IA.

Remote depuis la France

Le remote change la donne.

Certaines entreprises françaises proposent des grilles nationales, donc peu importe que tu sois à Rennes ou à Marseille, tu peux toucher un salaire proche de Paris.

D’autres adaptent selon la localisation.

Pour un poste remote en France, compte souvent :

  • 70k à 95k € pour un EM confirmé
  • 95k à 130k € pour un Senior EM
  • Plus si l’entreprise est internationale, rentable, ou très financée

Attention quand même : depuis 2024-2025, beaucoup d’entreprises tech ont resserré les budgets. En 2026, elles veulent payer cher seulement les profils qui prouvent un vrai impact.

Pas juste “j’ai managé une équipe”.

Elles veulent voir : combien de personnes, quels résultats, quel niveau technique, quels problèmes réglés.

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Les compétences qui font vraiment la différence#

Tu peux avoir 12 ans d’expérience Java, Python, React ou Go, si tu ne sais pas gérer les humains, ça va coincer.

À l’inverse, si tu es sympa mais que tu ne comprends rien aux sujets techniques, ça va coincer aussi.

Un bon Engineering Manager en 2026 doit tenir les deux bouts.

1. Le management humain

C’est la base.

Tu dois savoir :

  • Faire des 1:1 utiles.
  • Donner du feedback clair.
  • Gérer les conflits sans fuir.
  • Accompagner les progressions de carrière.
  • Identifier les signaux faibles de démotivation.
  • Recruter et intégrer de nouveaux devs.
  • Aider les seniors à rester engagés.
  • Faire grandir les juniors sans les porter à bout de bras.

En entretien, prépare des exemples concrets.

Pas juste : “Je fais du coaching.”

Dis plutôt :

“J’ai accompagné un développeur backend mid-level vers un poste senior en 12 mois, avec un plan sur la conception technique, la communication en review, et la prise de ownership sur un service critique.”

Là, on voit quelque chose.

2. La crédibilité technique

Tu n’as pas besoin d’être le meilleur codeur de l’équipe.

Mais tu dois comprendre ce qui se passe.

Les entreprises attendent souvent que tu sois capable de parler de :

  • Architecture backend ou frontend.
  • Scalabilité.
  • Dette technique.
  • Qualité logicielle.
  • Observabilité.
  • Sécurité.
  • CI/CD.
  • Cloud, souvent AWS, GCP ou Azure.
  • Incidents de production.
  • Arbitrages build vs buy.
  • Performance et coûts d’infrastructure.

Chez Ledger, par exemple, la sécurité est centrale. Chez Doctolib, la fiabilité, la confidentialité des données et l’expérience utilisateur comptent énormément. Chez Back Market, la qualité produit et les sujets marketplace peuvent être très présents.

Donc ton CV doit montrer que tu sais manager, oui, mais aussi que tu sais challenger une architecture sans paniquer.

3. Le delivery sans micro-management

Beaucoup d’Engineering Managers ratent ce point.

Ils pensent que leur rôle est de vérifier toutes les tâches Jira.

Non.

Ton rôle, c’est de créer un système où l’équipe livre bien sans que tu doives tout contrôler.

Tu dois être capable de parler de :

  • Priorisation avec le Product Manager.
  • Découpage des sujets.
  • Gestion des dépendances.
  • Estimation réaliste.
  • Réduction du cycle time.
  • Amélioration des rituels.
  • Communication avec les stakeholders.
  • Suivi des objectifs, OKR ou KPI.

Un bon exemple en entretien :

“Quand j’ai repris l’équipe, le cycle time moyen était de 18 jours. On l’a réduit à 9 jours en 2 trimestres, en revoyant le découpage des tickets, en limitant le WIP, et en améliorant les critères de ready.”

Ça, c’est concret.

4. La collaboration produit

En 2026, les entreprises veulent des EM capables de parler business.

Tu n’es pas juste “le chef des devs”.

Tu dois comprendre pourquoi l’équipe construit tel produit, pour quels clients, avec quelles priorités.

Tu dois savoir répondre à des questions comme :

  • Quel impact ton équipe a eu sur le revenu ?
  • Quel impact sur la rétention ?
  • Quel impact sur le taux de conversion ?
  • Quel impact sur la satisfaction client ?
  • Quel impact sur la réduction des incidents ?
  • Quel impact sur les coûts ?

Si tu postules chez BlaBlaCar, parler expérience utilisateur, confiance et marketplace peut être utile. Chez L’Oréal, tu peux parler e-commerce, CRM, data, personnalisation et performance digitale. Chez BNP Paribas, les sujets conformité, sécurité, expérience client et industrialisation peuvent revenir souvent.

Les types d’entreprises qui recrutent des Engineering Managers#

Tu peux chercher un poste d’Engineering Manager dans plusieurs types d’organisations.

Chaque type a ses avantages et ses galères.

Startups et scale-ups

Exemples : Doctolib, Back Market, Ledger, BlaBlaCar.

Avantages :

  • Plus d’impact visible.
  • Moins de couches hiérarchiques.
  • Culture produit souvent forte.
  • Stack moderne.
  • Possibilité d’évolution rapide.

Inconvénients :

  • Objectifs parfois mouvants.
  • Pression sur la livraison.
  • Réorganisations fréquentes.
  • Attentes élevées sur l’autonomie.

Ce profil te correspond si tu aimes construire, clarifier, recruter, structurer et accepter un peu de chaos.

Grandes entreprises tech ou groupes avec grosses équipes digitales

Exemples : L’Oréal, BNP Paribas, TotalEnergies.

Avantages :

  • Moyens importants.
  • Projets à grande échelle.
  • Avantages sociaux.
  • Stabilité.
  • Possibilités de mobilité interne.

Inconvénients :

  • Plus de validation.
  • Plus de politique interne.
  • Plus de reporting.
  • Rythme parfois moins rapide.

Ce profil te correspond si tu sais travailler avec beaucoup de parties prenantes et que tu n’as pas envie de tout casser au bout de trois semaines.

ESN et cabinets de conseil tech

Certaines ESN recrutent des Engineering Managers pour encadrer des équipes internes ou des équipes client.

Avantages :

  • Beaucoup de variété.
  • Accès à de grands comptes.
  • Progression rapide possible.
  • Bon terrain pour apprendre à gérer des contextes différents.

Inconvénients :

  • Rôle parfois moins produit.
  • Objectifs commerciaux possibles.
  • Moins de contrôle sur la roadmap.
  • Risque de faire plus de coordination que de vrai management.

Si tu viens d’une ESN, ne te dévalorise pas. Tu peux très bien viser un poste chez un éditeur SaaS ou une scale-up, mais ton CV doit traduire ton expérience en impact produit, technique et humain.

Comment faire un CV d’Engineering Manager qui passe en 2026#

Ton CV ne doit pas ressembler à un CV de développeur senior avec une ligne “management d’équipe”.

Il doit raconter une histoire claire :

“Je sais faire grandir une équipe tech et livrer des résultats mesurables.”

Ton résumé en haut du CV

Évite les phrases molles du style :

“Manager passionné par la tech avec une grande capacité d’adaptation.”

Ça ne dit rien.

Préférable :

“Engineering Manager avec 9 ans d’expérience en développement backend et 4 ans en management, équipes de 6 à 12 ingénieurs. Expérience SaaS B2B, architecture microservices, recrutement, delivery produit et réduction des incidents production de 35 %.”

Là, on comprend vite.

Tes expériences doivent montrer l’impact

Pour chaque poste, utilise des puces concrètes.

Exemples :

  • Managé une équipe de 8 ingénieurs backend et frontend sur un produit SaaS utilisé par 120 000 utilisateurs mensuels.
  • Recruté 5 développeurs en 9 mois, avec un temps moyen de recrutement réduit de 62 à 38 jours.
  • Réduit les incidents P1 de 40 % grâce à une meilleure observabilité, des post-mortems et une priorisation de la dette technique.
  • Amélioré le cycle time de 15 à 8 jours en revoyant le découpage des sujets et les rituels d’équipe.
  • Mis en place un framework de progression pour les développeurs juniors, avec 3 promotions internes en 18 mois.
  • Collaboré avec Product et Design pour lancer une fonctionnalité générant +€1,2M de revenu annuel.

Tu vois la différence ?

On ne parle pas juste de tâches. On parle de résultats.

Les mots-clés ATS à inclure

Les recruteurs utilisent souvent des outils ATS pour filtrer les CV.

Tu dois inclure naturellement les bons mots-clés :

  • Engineering Manager
  • People management
  • Team leadership
  • Software engineering
  • Agile
  • Scrum ou Kanban
  • OKR
  • Roadmap
  • Stakeholder management
  • Cloud AWS, GCP ou Azure
  • CI/CD
  • Microservices
  • Architecture
  • Scalability
  • Observability
  • Incident management
  • Hiring
  • Performance review
  • Career development
  • Product management
  • Technical debt
  • Delivery management

Pas besoin de tout mettre si ce n’est pas vrai.

Mais si tu as l’expérience, écris-le clairement.

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LinkedIn : ton deuxième CV, parfois le premier#

Ne néglige pas LinkedIn.

Beaucoup de recruteurs tech vont regarder ton profil avant même de t’appeler.

Ton titre LinkedIn doit être clair.

Mauvais exemple :

“Passionate tech leader”

Bon exemple :

“Engineering Manager | SaaS | Backend & Cloud | Hiring, Delivery, Team Growth”

Ou en français :

“Engineering Manager | SaaS B2B | Management d’équipes tech, delivery produit, architecture cloud”

Dans la section “Infos”, fais simple :

  1. Ton nombre d’années d’expérience.
  2. Ta spécialité technique.
  3. La taille des équipes managées.
  4. Les types de produits.
  5. Tes résultats majeurs.
  6. Ce que tu recherches.

Exemple :

“Engineering Manager avec 10 ans d’expérience tech, dont 4 en management d’équipes backend et frontend de 6 à 10 personnes. J’ai travaillé sur des produits SaaS B2B à fort volume, avec des enjeux de scalabilité, fiabilité et delivery produit. Mes sujets préférés : faire grandir les développeurs, réduire la dette technique utilement, améliorer les cycles de livraison et construire une collaboration saine avec Product.”

Simple, clair, efficace.

Comment réussir les entretiens Engineering Manager#

Les entretiens EM sont souvent plus longs que les entretiens développeur.

Tu peux avoir :

  1. Un call RH.
  2. Un entretien hiring manager.
  3. Un entretien management.
  4. Un entretien system design ou architecture.
  5. Un entretien produit ou stakeholder.
  6. Un panel final avec VP Engineering, CTO ou Head of Product.

Oui, ça peut faire beaucoup.

Mais chaque étape teste une chose différente.

L’entretien RH

Ici, on regarde :

  • Ton parcours.
  • Ta motivation.
  • Ton niveau de salaire.
  • Ton anglais.
  • Ta disponibilité.
  • Ton fit avec la culture.

Prépare une réponse simple à : “Pourquoi vous cherchez ?”

Ne dis pas :

“Je veux voir autre chose.”

Dis plutôt :

“Je cherche un poste où je peux avoir plus d’impact sur la structuration d’une équipe engineering, le développement des personnes et l’amélioration du delivery produit. Mon poste actuel m’a permis de construire de bonnes bases, mais le périmètre évolue peu.”

Ça sonne plus pro.

L’entretien management

On va te poser des questions du genre :

  • Comment tu fais tes 1:1 ?
  • Comment tu gères un développeur sous-performant ?
  • Comment tu accompagnes un senior frustré ?
  • Comment tu recrutes ?
  • Comment tu donnes du feedback difficile ?
  • Comment tu gères un conflit entre deux personnes ?
  • Comment tu construis un plan de progression ?

Prépare 5 histoires solides avec la méthode STAR :

  1. Situation.
  2. Tâche.
  3. Actions.
  4. Résultats.

Exemple de sujet à préparer :

“Un développeur très compétent mais toxique dans l’équipe.”

Ta réponse doit montrer que tu sais être humain, mais pas naïf.

L’entretien technique

Même si tu ne codes plus beaucoup, tu peux avoir un entretien architecture.

On peut te demander :

  • Comment tu conçois un système de notification ?
  • Comment tu scales une API très utilisée ?
  • Comment tu réduis les incidents sur une plateforme existante ?
  • Comment tu migres un monolithe vers des services plus modulaires ?
  • Comment tu arbitres entre dette technique et features ?

On veut voir ton raisonnement.

Pas besoin de réciter un livre. Explique tes compromis :

  • Coûts.
  • Complexité.
  • Sécurité.
  • Maintenabilité.
  • Time to market.
  • Risque opérationnel.
  • Compétences de l’équipe.

L’entretien produit ou stakeholder

Ici, on teste ta capacité à travailler avec des non-tech.

Questions possibles :

  • Comment tu gères un PM qui veut tout pour hier ?
  • Comment tu priorises la dette technique ?
  • Comment tu expliques un retard à un comité de direction ?
  • Comment tu refuses une demande business importante mais irréaliste ?
  • Comment tu mesures l’impact d’une équipe engineering ?

Un bon EM sait traduire la technique en impact business.

Au lieu de dire :

“Il faut refactorer parce que le code est sale.”

Dis :

“Le système actuel augmente le temps de développement et crée des incidents récurrents. On peut investir 3 semaines pour réduire le risque production et accélérer les prochaines releases.”

C’est le même sujet, mais beaucoup plus audible.

Les erreurs qui te coûtent des offres#

On va être franc, beaucoup de bons profils se sabotent.

Voici les erreurs fréquentes.

1. Trop parler de code, pas assez de personnes

Si tu passes 80 % de l’entretien à parler de stack technique, le recruteur peut douter de ton niveau management.

Tu dois montrer que tu sais gérer les deux.

2. Rester vague sur les résultats

“J’ai amélioré les process.”

Ok, mais comment ? Et ça a donné quoi ?

Ajoute des chiffres :

  • Cycle time réduit de 30 %.
  • Incidents critiques divisés par 2.
  • 4 recrutements finalisés.
  • Attrition passée de 18 % à 8 %.
  • Satisfaction équipe passée de 6,8 à 8,2 sur 10.

Même si les chiffres ne sont pas parfaits, donne des ordres de grandeur honnêtes.

3. Critiquer ton ancienne boîte

Tu peux expliquer les limites, mais évite de vider ton sac.

Dis :

“L’organisation changeait souvent, ce qui rendait la priorisation difficile.”

Pas :

“Le top management ne comprenait rien.”

Même si c’est vrai, garde ça pour ton pote au bar.

4. Demander un salaire sans connaître le marché

Si tu demandes 150k € pour un premier poste EM à Lille, ça peut coincer.

Si tu demandes 70k € pour un poste Senior EM chez une scale-up parisienne, tu te sous-vends.

Prépare ta fourchette selon :

  • Ville.
  • Niveau.
  • Taille d’équipe.
  • Secteur.
  • Bonus.
  • Remote.
  • Actions ou BSPCE.
  • Avantages.

Les tendances 2026 à connaître#

Le rôle d’Engineering Manager continue d’évoluer.

Voici ce qui pèse de plus en plus.

IA dans les équipes de développement

Les entreprises veulent des managers capables d’intégrer les outils IA sans tomber dans le gadget.

Tu dois pouvoir parler de :

  • GitHub Copilot.
  • ChatGPT ou assistants internes.
  • Code review assistée.
  • Tests générés.
  • Documentation accélérée.
  • Risques de sécurité.
  • Qualité du code produit avec IA.

Le sujet n’est pas “remplacer les devs”.

Le sujet est : comment aider l’équipe à aller plus vite sans créer une bombe de dette technique.

Efficacité et rentabilité

Les années de croissance sans regarder les coûts sont moins fréquentes.

En 2026, les boîtes veulent des équipes efficaces.

Tu dois être à l’aise avec :

  • Productivité engineering.
  • Coûts cloud.
  • Arbitrages de roadmap.
  • Réduction des incidents.
  • Meilleure priorisation.
  • Moins de réunions inutiles.
  • Mesure de l’impact.

Sécurité et conformité

Avec le cloud, l’IA, les données sensibles et les règles européennes, la sécurité est partout.

Même si tu ne postules pas chez Ledger ou BNP Paribas, tu dois comprendre les bases :

  • RGPD.
  • Gestion des accès.
  • Secrets.
  • Audit logs.
  • Sécurité applicative.
  • Revue des dépendances.
  • Plan de réponse aux incidents.

Plan d’action sur 30 jours pour trouver un poste#

Si tu veux vraiment bouger, ne te contente pas de “regarder les offres”.

Fais ça proprement.

Semaine 1 : clarifie ta cible

Note :

  • Type d’entreprise souhaité.
  • Taille d’équipe idéale.
  • Ville ou remote.
  • Salaire minimum.
  • Secteurs préférés.
  • Stacks où tu es crédible.
  • Niveau de management voulu.

Exemple :

“Je cible des postes Engineering Manager SaaS B2B à Paris ou remote, équipe de 6 à 10 devs, salaire 90k à 110k €, forte collaboration produit.”

Semaine 2 : refais ton CV et LinkedIn

Mets à jour :

  • Ton titre.
  • Ton résumé.
  • Tes expériences avec chiffres.
  • Tes mots-clés ATS.
  • Tes résultats management.
  • Tes résultats delivery.
  • Tes résultats techniques.

Fais relire par quelqu’un qui recrute ou manage dans la tech.

Semaine 3 : candidature ciblée

Ne postule pas à 80 offres au hasard.

Cible 15 à 25 offres bien choisies.

Pour chaque offre :

  1. Lis les attentes.
  2. Identifie les mots-clés.
  3. Adapte ton résumé CV.
  4. Mets en avant les expériences les plus proches.
  5. Demande une recommandation interne si possible.

Une recommandation chez Doctolib, Back Market, BlaBlaCar, BNP Paribas ou L’Oréal peut vraiment aider.

Semaine 4 : préparation entretiens

Prépare :

  • Ton pitch en 90 secondes.
  • 5 histoires management.
  • 3 histoires techniques.
  • 2 histoires produit.
  • Tes attentes salariales.
  • Tes questions à poser.

Questions intelligentes à poser :

  • “Quelle est la taille de l’équipe aujourd’hui et comment va-t-elle évoluer ?”
  • “Quels sont les plus gros défis engineering sur les 6 prochains mois ?”
  • “Comment mesurez-vous le succès d’un Engineering Manager ici ?”
  • “Quelle est la place du manager dans les décisions techniques ?”
  • “Comment se passe la collaboration avec Product ?”
  • “Quels sont les rituels actuels et qu’est-ce qui fonctionne moins bien ?”

Ces questions montrent que tu réfléchis comme un manager, pas comme quelqu’un qui cherche juste un meilleur salaire.

Le mot de la fin#

Trouver un emploi d’Engineering Manager en France en 2026, ce n’est pas juste avoir un bon CV tech.

C’est montrer que tu sais faire grandir des personnes, livrer du produit, comprendre la technique, communiquer avec le business et garder une équipe saine quand la pression monte.

Les meilleurs candidats ne sont pas forcément ceux qui ont codé les systèmes les plus complexes.

Ce sont ceux qui savent expliquer clairement leur impact.

Donc prends ton CV, relis chaque ligne et demande-toi :

  • Est-ce que je montre la taille des équipes ?
  • Est-ce que je montre mes résultats ?
  • Est-ce que je montre mon niveau technique ?
  • Est-ce que je montre ma capacité à travailler avec Product ?
  • Est-ce que je parle comme un Engineering Manager, pas seulement comme un dev senior ?

Et avant d’envoyer ton CV à des entreprises comme Doctolib, Ledger, BlaBlaCar, Back Market, BNP Paribas, TotalEnergies ou L’Oréal, vérifie qu’il passe bien les filtres ATS.

Fais le test gratuitement ici : vérifie ton CV avec l’ATS checker gratuit de JobRise.

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Envoyez ça à qui passe l'entretien cette semaine.

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