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Femmes dans la Tech France 2026: Carrière et Conseils

JobRise Team20 min read

162 candidatures par offre, moyenne 2026.

Femmes dans la Tech France 2026: Carrière et Conseilsjobrise.io

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Tu sens que la tech t’attire, mais tu te demandes encore si tu as vraiment ta place. Peut-être que tu viens d’une école de commerce, d’un bootcamp, d’une fac, d’un métier pas du tout technique, ou peut-être que tu es déjà développeuse, data analyst, cheffe de projet ou product manager, mais tu fatigues de devoir prouver deux fois plus. En 2026, les opportunités sont réelles en France, les salaires peuvent être très corrects, et oui, tu peux construire une carrière solide dans la tech sans rentrer dans une case parfaite.

Femmes dans la Tech France 2026: Carrière et Conseils#

La tech française a changé. Pas assez vite, on est d’accord, mais elle a changé.

Aujourd’hui, tu peux bosser dans une scale-up comme Doctolib, BlaBlaCar ou Back Market, dans un grand groupe comme L’Oréal, BNP Paribas ou TotalEnergies, ou dans une entreprise très spécialisée comme Ledger. Les postes ne se limitent plus à “développeuse qui code toute la journée dans son coin”.

Tu peux viser :

  • Product manager
  • Data analyst
  • Développeuse front-end, back-end ou full-stack
  • UX/UI designer
  • Product owner
  • Customer success manager en SaaS
  • Consultante cybersécurité
  • Ingénieure cloud
  • Tech recruiter
  • Revenue operations
  • QA engineer
  • Scrum master
  • Engineering manager

Et le plus important : tu n’as pas besoin d’avoir commencé à coder à 12 ans pour réussir.

Tu as besoin d’une stratégie, d’un CV lisible, de preuves concrètes, et d’un peu de culot bien placé.

Où en sont les femmes dans la tech en France en 2026 ?#

Soyons francs : les femmes restent sous-représentées dans beaucoup d’équipes techniques.

Dans certaines équipes d’ingénierie, tu peux encore être la seule femme en réunion. Dans certains entretiens, on peut encore te poser des questions maladroites sur ta disponibilité, ton “fit culturel”, ou ton niveau technique d’une manière plus froide qu’avec un candidat masculin.

Mais il y a aussi une vraie pression sur les entreprises pour faire mieux.

Les grandes boîtes comme BNP Paribas, L’Oréal, Orange, Capgemini, Thales ou TotalEnergies ont des objectifs de diversité. Les scale-ups comme Doctolib, Back Market, Qonto, Alan ou BlaBlaCar savent aussi que des équipes trop homogènes finissent par prendre de mauvaises décisions produit.

Concrètement, ça veut dire que tu peux profiter d’un moment favorable.

Pas parce qu’on va te faire un cadeau. Parce que les entreprises cherchent enfin à attirer plus de profils féminins, surtout dans les métiers où la demande reste forte.

Les secteurs tech qui recrutent beaucoup

En France, plusieurs secteurs continuent de recruter en 2026 :

  1. La santé numérique

    • Exemples : Doctolib, Alan, Withings
    • Profils recherchés : product, data, support technique, développement logiciel, cybersécurité
  2. La finance et la fintech

    • Exemples : BNP Paribas, Qonto, Lydia, Ledger
    • Profils recherchés : data analyst, compliance tech, security engineer, product manager, développeuse back-end
  3. L’e-commerce et la marketplace

    • Exemples : Back Market, Veepee, ManoMano
    • Profils recherchés : CRM, data, product marketing, growth, UX, software engineering
  4. La mobilité

    • Exemples : BlaBlaCar, SNCF Connect, Cityscoot selon les périodes de recrutement
    • Profils recherchés : mobile developer, product owner, data analyst, operations tech
  5. L’énergie et l’industrie

    • Exemples : TotalEnergies, Schneider Electric, Airbus, Safran
    • Profils recherchés : data engineer, cloud engineer, cheffe de projet digital, cybersécurité industrielle

Ces secteurs ne recrutent pas seulement des ingénieures. Ils recrutent aussi des profils capables de comprendre un problème, parler aux utilisateurs, analyser des données, structurer un projet et communiquer clairement.

Et ça, tu peux l’apprendre.

Les métiers tech accessibles aux femmes, même sans diplôme d’ingénieur#

Tu n’as pas fait Polytechnique, Centrale ou une école d’ingé ? Respire.

Dans la tech, le diplôme aide parfois, surtout dans les grands groupes ou les postes très techniques. Mais il ne ferme pas tout. Beaucoup de recruteurs regardent aussi tes projets, ta logique, ta capacité à apprendre, et ta manière d’expliquer ce que tu as fait.

1. Product manager

Le product manager fait le lien entre les utilisateurs, le business et les équipes techniques.

Tu peux venir :

  • Du marketing
  • Du consulting
  • De la gestion de projet
  • Du support client
  • De l’analyse business
  • D’une école de commerce
  • D’un rôle opérationnel

Salaire en France en 2026 :

  • Junior : 38k€ à 48k€
  • Confirmée : 50k€ à 70k€
  • Senior : 75k€ à 100k€ et plus dans certaines scale-ups

Chez Doctolib, Back Market ou BlaBlaCar, les profils product doivent savoir prioriser, écrire des specs claires, analyser des métriques, et travailler avec des développeurs. Tu n’as pas besoin de coder comme une senior engineer, mais tu dois comprendre les contraintes techniques.

2. Data analyst

La data analyst transforme des chiffres en décisions.

Tu peux bosser sur :

  • Le comportement utilisateur
  • Les ventes
  • La performance marketing
  • Les fraudes
  • La satisfaction client
  • Les parcours produits

Compétences utiles :

  • SQL
  • Excel ou Google Sheets niveau avancé
  • Tableau, Power BI ou Looker
  • Un peu de Python si tu veux monter en puissance
  • Une bonne capacité à raconter une histoire avec les données

Salaire en France :

  • Junior : 36k€ à 45k€
  • Confirmée : 48k€ à 65k€
  • Senior : 70k€ à 90k€

Chez BNP Paribas, L’Oréal ou TotalEnergies, la data est partout. Et dans les scale-ups, une bonne data analyst peut avoir beaucoup d’impact rapidement.

3. Développeuse web

Oui, le code reste une voie très forte.

Tu peux commencer par :

  • HTML, CSS, JavaScript
  • React
  • Node.js
  • Python
  • SQL
  • Git et GitHub

Salaire en France :

  • Junior : 38k€ à 45k€
  • Confirmée : 50k€ à 70k€
  • Senior : 75k€ à 95k€, parfois plus sur des postes très demandés

Si tu viens d’un bootcamp, ton enjeu sera de prouver que tu sais faire plus qu’un projet scolaire. Il te faut un portfolio propre, deux ou trois projets sérieux, et un GitHub compréhensible.

Pas besoin de 18 projets. Mieux vaut 3 projets bien expliqués que 12 applis abandonnées.

4. UX/UI designer

L’UX/UI, c’est un super point d’entrée si tu aimes comprendre les gens, structurer des parcours, améliorer des interfaces, et travailler avec des équipes produit.

Compétences utiles :

  • Figma
  • Recherche utilisateur
  • Wireframes
  • Design system
  • Tests utilisateurs
  • Accessibilité
  • Rédaction UX

Salaire en France :

  • Junior : 34k€ à 42k€
  • Confirmée : 45k€ à 60k€
  • Senior : 65k€ à 85k€

L’Oréal, Doctolib, Back Market et BlaBlaCar ont besoin de produits simples à utiliser. Une bonne UX designer peut faire gagner beaucoup d’argent à une entreprise juste en réduisant les frictions.

5. Cybersécurité

La cybersécurité recrute fort, et manque clairement de femmes.

Tu peux viser :

  • Analyste SOC
  • Consultante cybersécurité
  • GRC, gouvernance, risques, conformité
  • Security awareness
  • Pentest, si tu veux du très technique
  • Cloud security

Salaire en France :

  • Junior : 40k€ à 50k€
  • Confirmée : 55k€ à 75k€
  • Senior : 80k€ à 110k€

Chez Ledger, BNP Paribas, Thales ou Orange Cyberdefense, la sécurité est un sujet sérieux. Si tu as un esprit logique, de la rigueur, et que tu aimes comprendre comment les systèmes peuvent casser, c’est une piste à regarder de près.

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Comment entrer dans la tech quand tu n’as pas le “profil classique”#

Tu peux te sentir en retard. Tu vois des gens sur LinkedIn qui annoncent : “Je suis ravie de rejoindre Google après mon double diplôme IA à Stanford”, et toi tu es là avec ton Excel, ton job actuel, tes doutes et ton envie de changer.

Franchement, ne te compare pas à ces profils.

La vraie question, c’est : quelle passerelle peux-tu construire depuis ton expérience actuelle ?

Si tu viens du marketing

Tu peux aller vers :

  • Product marketing manager
  • Growth manager
  • CRM manager
  • Data analyst marketing
  • Product manager junior

Ton avantage : tu comprends les clients, les messages, les campagnes, les conversions.

Pour renforcer ton profil, apprends :

  • SQL de base
  • Google Analytics ou Matomo
  • Amplitude ou Mixpanel
  • Les bases de l’A/B testing
  • La logique produit

Si tu viens du support client

Tu peux aller vers :

  • Customer success manager
  • Product operations
  • QA tester
  • Product owner junior
  • Implementation specialist

Ton avantage : tu sais exactement où les utilisateurs galèrent.

Beaucoup d’équipes produit manquent de gens qui parlent vraiment aux clients. Si tu sais transformer les retours clients en problèmes clairs, tu as déjà une compétence précieuse.

Si tu viens des RH

Tu peux aller vers :

  • Tech recruiter
  • People operations dans une scale-up
  • HRIS specialist
  • Talent acquisition data analyst
  • Learning and development tech

Ton avantage : tu comprends les humains, les process, les entretiens, la culture d’entreprise.

Dans une entreprise comme Doctolib ou Back Market, recruter des développeurs, data scientists ou product managers demande une vraie compréhension des métiers tech. Tu peux devenir très forte là-dessus.

Si tu viens de la finance ou de l’audit

Tu peux aller vers :

  • Business analyst
  • Data analyst
  • Product owner fintech
  • Compliance tech
  • Risk analyst avec outils data

Ton avantage : tu as déjà la rigueur, les chiffres, les process, le contrôle.

Chez BNP Paribas, Qonto, Ledger ou Société Générale, ces profils hybrides sont utiles. La finance et la tech se parlent de plus en plus.

Les compétences qui font vraiment la différence en 2026#

On va éviter le discours vague du type “sois curieuse”. Oui, c’est bien d’être curieuse, mais ce n’est pas suffisant sur un CV.

Tu dois montrer des compétences précises.

Compétences techniques à apprendre selon ton objectif

Si tu veux faire de la data :

  • SQL
  • Excel avancé
  • Power BI, Tableau ou Looker
  • Python, niveau débutant puis intermédiaire
  • Statistiques de base
  • Visualisation des données

Si tu veux aller vers le product :

  • Roadmap
  • User stories
  • Priorisation
  • Jira ou Linear
  • Analyse de métriques
  • Discovery utilisateur
  • Notion ou Confluence

Si tu veux coder :

  • JavaScript ou Python
  • Git
  • APIs
  • Tests
  • Bases de données
  • Framework moderne, comme React ou Django

Si tu veux aller vers la cybersécurité :

  • Réseaux
  • Linux
  • Gestion des identités
  • Cloud basics
  • OWASP Top 10
  • Analyse de logs
  • Conformité, selon le poste

Compétences humaines à valoriser

Les femmes ont parfois tendance à sous-vendre ces compétences, alors qu’elles pèsent lourd.

Tu peux mettre en avant :

  • Communication claire
  • Gestion des parties prenantes
  • Capacité à prioriser
  • Résolution de problèmes
  • Esprit analytique
  • Leadership sans management direct
  • Capacité à documenter
  • Sens utilisateur
  • Fiabilité

Attention, il ne suffit pas d’écrire “bonne communicante”.

Il faut prouver.

Exemples :

  • “Coordination de 5 équipes pour lancer une nouvelle fonctionnalité utilisée par 80 000 clients”
  • “Réduction de 22% du temps de traitement des tickets grâce à une nouvelle base de connaissances”
  • “Création d’un dashboard Power BI suivi chaque semaine par la direction commerciale”
  • “Animation de 12 interviews utilisateurs pour identifier les irritants du parcours d’inscription”

Là, tu deviens crédible.

Comment construire un CV tech qui passe les filtres ATS#

Un ATS, c’est le logiciel qui scanne ton CV avant qu’un humain le lise. Et oui, parfois ton CV est rejeté avant même qu’une personne voie ton prénom.

C’est injuste, mais tu peux t’adapter.

Les règles simples pour ton CV

  1. Utilise un format clair

    • Une colonne
    • Titres classiques
    • Pas trop d’icônes
    • Pas de graphiques illisibles
    • PDF propre, sauf si l’annonce demande Word
  2. Reprends les mots-clés de l’annonce

    • Si l’annonce dit “SQL”, mets “SQL”
    • Si elle dit “Power BI”, ne mets pas seulement “outil de reporting”
    • Si elle dit “roadmap produit”, utilise cette expression
  3. Mets tes résultats en chiffres

    • Pourcentage
    • Montant
    • Volume
    • Durée
    • Nombre d’utilisateurs
    • Taille d’équipe
  4. Crée une section compétences lisible Exemple :

    • Data : SQL, Power BI, Excel avancé, Python débutant
    • Product : Jira, user stories, roadmap, interviews utilisateurs
    • Outils : Notion, Confluence, Salesforce, HubSpot
  5. Adapte ton titre Ne mets pas seulement “En recherche d’opportunité”.

    Mets plutôt :

    • “Data Analyst Junior, SQL, Power BI, Excel”
    • “Product Owner Junior, SaaS, Discovery, Jira”
    • “Développeuse Front-End, React, JavaScript, Git”
    • “Customer Success Manager SaaS, onboarding, adoption produit”

Ton titre doit aider le recruteur à te classer vite.

Exemple de résumé de CV

Voici un exemple simple pour une reconversion vers la data :

Data Analyst junior avec 4 ans d’expérience en marketing digital. Compétences en SQL, Power BI et Excel avancé. Expérience dans l’analyse de campagnes, la création de dashboards et la présentation d’insights aux équipes commerciales. Recherche un poste data dans une entreprise SaaS ou e-commerce.

C’est clair, direct, orienté recruteur.

Pas besoin d’écrire que tu es “passionnée par l’innovation depuis toujours”. Dis ce que tu sais faire.

Comment parler salaire sans te faire piéger#

Beaucoup de femmes demandent moins que ce qu’elles peuvent obtenir. Pas parce qu’elles valent moins, mais parce qu’on les a habituées à être “raisonnables”.

En 2026, tu dois arriver en entretien avec une fourchette.

Pas un chiffre timide sorti au hasard.

Fourchettes réalistes en France

Pour Paris et grandes villes, selon entreprise et expérience :

  • Développeuse junior : 38k€ à 45k€
  • Développeuse confirmée : 50k€ à 70k€
  • Data analyst junior : 36k€ à 45k€
  • Product manager junior : 38k€ à 48k€
  • Product manager confirmée : 50k€ à 70k€
  • UX/UI designer junior : 34k€ à 42k€
  • Customer success manager SaaS : 38k€ à 55k€
  • Cybersécurité junior : 40k€ à 50k€
  • Engineering manager : 80k€ à 120k€

Les salaires peuvent être plus bas en région, mais le remote change un peu la donne. Certaines boîtes parisiennes recrutent à Lyon, Nantes, Lille, Bordeaux, Toulouse ou Marseille avec des packages compétitifs.

Comment répondre à “Quelles sont vos prétentions salariales ?”

Tu peux dire :

Pour ce type de poste, avec mes compétences en SQL, Power BI et analyse business, je vise une fourchette entre 42k€ et 46k€ selon le package global et le niveau de responsabilité.

Ou :

D’après le marché pour un poste de Product Manager junior à Paris, je me positionne autour de 45k€ à 50k€, à ajuster selon le scope, les avantages et les perspectives d’évolution.

Tu vois le truc ? Tu ne t’excuses pas. Tu poses un cadre.

Et si on te demande ton salaire actuel, tu peux recentrer :

Je préfère me baser sur la valeur du poste et les responsabilités attendues. Pour ce rôle, ma fourchette cible est de 48k€ à 52k€.

Simple. Propre.

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Réseaux, communautés et événements pour ne pas rester seule#

Tu n’as pas besoin de construire ta carrière toute seule dans ton coin.

En France, il existe beaucoup de communautés utiles pour les femmes dans la tech.

Communautés à suivre

Tu peux regarder du côté de :

  • Duchess France, pour les développeuses et profils tech
  • Ada Tech School, pour l’apprentissage et la communauté
  • Women in AI France, si l’intelligence artificielle t’intéresse
  • Social Builder, pour l’accompagnement des femmes vers le numérique
  • Join Lion, pour l’écosystème start-up
  • Sista, pour les entrepreneures et profils start-up
  • Girls in Tech Paris, selon les événements actifs
  • Tech Rocks, pour les leaders tech
  • Product Tank Paris, pour le product management
  • Data Ladies, selon les rencontres et groupes disponibles

L’objectif n’est pas d’aller à tous les événements.

L’objectif, c’est d’en choisir deux ou trois, puis de devenir visible.

Comment réseauter sans te sentir gênée

Tu n’as pas besoin d’envoyer des messages cringe à 200 personnes.

Fais simple.

Exemple de message LinkedIn :

Bonjour Sarah, j’ai vu que tu es Data Analyst chez Back Market. Je suis en transition vers la data après 4 ans en marketing, et ton parcours m’intéresse beaucoup. Est-ce que tu serais ouverte à un échange de 15 minutes pour me partager tes conseils sur les compétences à prioriser ?

C’est poli, précis, léger.

Autre exemple :

Hello Camille, je prépare des candidatures pour des rôles Product Owner junior. J’ai vu que tu es passée du support client au product chez Doctolib, ce qui ressemble beaucoup à mon objectif. Si tu as 10 minutes dans les prochains jours, j’aimerais beaucoup te poser 2 ou 3 questions sur ta transition.

Ne demande pas un job directement.

Demande un conseil. Les gens répondent plus facilement.

Les erreurs qui freinent beaucoup de candidates#

On va se parler franchement. Certaines erreurs reviennent souvent, et elles coûtent des entretiens.

1. Attendre d’être prête à 100%

Tu lis une annonce et tu coches 7 critères sur 10. Puis tu fermes l’onglet parce qu’il manque “Python intermédiaire” ou “expérience SaaS”.

Stop.

Si tu coches 60 à 70% des critères, tu peux postuler. Surtout si tu as des preuves d’apprentissage rapide.

Les annonces sont souvent des listes de souhaits, pas des lois gravées dans le marbre.

2. Faire un CV trop modeste

Tu écris :

  • “Participation à un projet dashboard”
  • “Aide à la gestion d’un outil CRM”
  • “Support aux équipes produit”

Mais qu’est-ce que tu as vraiment fait ?

Écris plutôt :

  • “Création d’un dashboard de suivi commercial utilisé par 12 managers”
  • “Nettoyage et structuration de 15 000 contacts CRM”
  • “Analyse de 300 retours utilisateurs pour prioriser 5 améliorations produit”

C’est beaucoup plus fort.

3. Ne pas préparer les questions techniques

Même pour un poste non-développeuse, tu peux avoir des questions techniques.

Pour un poste data :

  • C’est quoi une jointure SQL ?
  • Comment tu vérifierais la qualité d’un dataset ?
  • Quelle métrique suivrais-tu pour mesurer l’activation utilisateur ?

Pour un poste product :

  • Comment priorises-tu une roadmap ?
  • Comment gères-tu un désaccord avec une équipe tech ?
  • Comment mesures-tu le succès d’une fonctionnalité ?

Pour un poste cybersécurité :

  • C’est quoi le phishing ?
  • Comment sensibiliser des salariés ?
  • Quelle est la différence entre authentification et autorisation ?

Prépare des réponses simples. Tu n’as pas besoin de réciter un manuel, mais tu dois montrer que tu comprends.

4. Oublier LinkedIn

En tech, LinkedIn peut vraiment t’aider.

Ton profil doit contenir :

  • Un titre clair
  • Une photo professionnelle simple
  • Une bannière sobre si possible
  • Une section “Infos” orientée métier
  • Tes compétences clés
  • Tes projets
  • Tes certifications
  • Des mots-clés recherchés par les recruteurs

Exemple de titre :

Data Analyst Junior | SQL, Power BI, Excel | Ex-Marketing Digital

Ou :

Product Owner Junior | SaaS, Discovery, Jira | Expérience Support Client

Plus c’est clair, plus tu aides les recruteurs à te trouver.

Plan d’action sur 30 jours pour avancer vraiment#

Tu veux éviter de lire cet article puis ne rien faire ? Voilà un plan simple.

Semaine 1 : choisir ta cible

Ne vise pas “un job dans la tech”. C’est trop vague.

Choisis 1 ou 2 métiers maximum :

  • Data analyst junior
  • Product owner junior
  • Développeuse front-end
  • UX/UI designer
  • Customer success manager SaaS
  • Consultante cybersécurité junior

Ensuite, analyse 20 offres sur Welcome to the Jungle, LinkedIn, Indeed, JobTeaser si tu es jeune diplômée, et les sites carrière de Doctolib, BNP Paribas, L’Oréal, Back Market, BlaBlaCar ou Ledger.

Note les mots-clés qui reviennent.

Semaine 2 : combler les écarts

Choisis 2 compétences à renforcer, pas 12.

Exemples :

  • SQL + Power BI
  • React + Git
  • Jira + user stories
  • Figma + tests utilisateurs
  • Linux + bases réseaux

Fais un mini-projet concret.

Pas juste un certificat. Un projet que tu peux montrer.

Semaine 3 : refaire ton CV et LinkedIn

Ton CV doit être adapté à ta cible.

Ajoute :

  • Un titre clair
  • Un résumé de 3 à 4 lignes
  • Une section compétences
  • Des expériences avec chiffres
  • Tes projets
  • Tes formations ou certifications utiles

Sur LinkedIn, reprends les mêmes mots-clés. Les recruteurs cherchent par mots-clés, pas par poésie.

Semaine 4 : candidater et parler à des gens

Objectif réaliste :

  • 10 candidatures ciblées
  • 5 messages LinkedIn à des personnes du métier
  • 2 simulations d’entretien
  • 1 amélioration de ton portfolio ou GitHub
  • 1 relance propre après candidature

Message de relance :

Bonjour, je me permets de vous relancer concernant ma candidature au poste de Data Analyst Junior. Le rôle m’intéresse particulièrement pour son lien entre analyse produit et impact business. Je serais ravie d’échanger si mon profil correspond à vos besoins. Bonne journée.

Court, poli, efficace.

Comment tenir mentalement quand tu es souvent la seule femme#

Il y aura peut-être des moments où tu vas te sentir isolée.

Une réunion où on te coupe la parole. Un entretien où on te teste plus durement. Un collègue qui répète ton idée et reçoit les félicitations. Une remarque “blague” qui ne fait rire que deux personnes.

Ce n’est pas dans ta tête.

Mais tu peux te protéger et construire ton espace.

Quelques réflexes utiles

  • Garde une trace écrite de tes contributions importantes
  • Reformule en réunion : “Comme je le disais juste avant…”
  • Cherche des alliés, femmes et hommes
  • Demande des feedbacks précis, pas vagues
  • N’accepte pas le flou permanent sur ton évolution
  • Prépare tes points avant les entretiens annuels
  • Compare ton salaire au marché tous les 6 mois
  • Change d’équipe ou d’entreprise si l’environnement te bloque

Tu n’as pas à être reconnaissante d’avoir une place. Tu apportes de la valeur, donc tu as le droit d’être payée, respectée et écoutée.

Ce que les recruteurs tech veulent vraiment voir#

Les recruteurs ne cherchent pas une héroïne parfaite.

Ils veulent réduire le risque.

Ton job, c’est de leur montrer que t’embaucher est une décision logique.

Ils veulent voir :

  • Que tu comprends le poste
  • Que tu as les compétences de base
  • Que tu as déjà appliqué ces compétences
  • Que tu sais apprendre
  • Que tu communiques clairement
  • Que tu peux travailler avec une équipe
  • Que tu ne racontes pas n’importe quoi sur ton niveau

Si tu es junior, ne prétends pas être senior.

Dis plutôt :

Je suis à l’aise sur les requêtes SQL simples et intermédiaires, notamment SELECT, JOIN, GROUP BY et les agrégations. Je continue à progresser sur les sous-requêtes et l’optimisation.

C’est honnête et crédible.

Même chose pour le code :

J’ai développé deux projets React avec appels API et gestion d’état simple. Je cherche maintenant à progresser sur les tests et les bonnes pratiques de production.

Les recruteurs préfèrent une candidate lucide à une candidate qui survend tout.

Ta carrière tech peut commencer maintenant#

Tu n’as pas besoin d’attendre une validation magique.

Tu peux commencer par un projet, un CV mieux ciblé, un message LinkedIn, une candidature, une formation courte, une conversation avec une femme déjà en poste.

La tech en France en 2026 a encore des défauts, clairement. Mais elle offre aussi des salaires solides, des évolutions rapides, des métiers variés, et une vraie possibilité de changer de trajectoire.

Que tu vises Doctolib, BNP Paribas, L’Oréal, TotalEnergies, BlaBlaCar, Back Market, Ledger ou une PME tech moins connue, ton objectif reste le même : rendre ton profil lisible, crédible et aligné avec le poste.

Commence par ton CV. C’est souvent le premier filtre, et parfois le plus brutal.

Avant d’envoyer ta prochaine candidature, teste ton CV gratuitement avec l’outil ATS de JobRise : vérifie ton CV ici.

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Envoyez ça à qui passe l'entretien cette semaine.

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