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Travailler aux Pays-Bas Depuis la France 2026

JobRise Team21 min read

162 candidatures par offre, moyenne 2026.

Travailler aux Pays-Bas Depuis la France 2026jobrise.io

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Tu regardes les offres à Amsterdam, Rotterdam ou Utrecht, et tu te dis sûrement : “Ok, les salaires ont l’air meilleurs, l’anglais passe souvent, mais est-ce que je peux vraiment travailler aux Pays-Bas depuis la France sans me prendre un mur administratif ?” Bonne question. Parce qu’entre contrat néerlandais, télétravail depuis Lille, Paris ou Lyon, impôts, mutuelle, CV en anglais et recruteurs qui répondent vite puis disparaissent, il y a de quoi douter.

Travailler aux Pays-Bas depuis la France en 2026 : ce que ça veut vraiment dire#

Quand on dit “travailler aux Pays-Bas depuis la France”, ça peut vouloir dire trois choses très différentes.

Et crois-moi, la différence change tout : ton salaire net, ta fiscalité, ta protection sociale, ton contrat, et même tes chances d’être embauché.

Les 3 scénarios possibles

  1. Tu vis en France et tu travailles à distance pour une entreprise néerlandaise

    • Tu es à Paris, Nantes, Bordeaux, Marseille ou ailleurs.
    • L’entreprise est à Amsterdam, Eindhoven, Rotterdam ou La Haye.
    • Tu bosses depuis chez toi, souvent en anglais.
  2. Tu vis en France près de la frontière et tu vas parfois aux Pays-Bas

    • C’est plus rare depuis la France, car il y a la Belgique entre les deux.
    • Mais ça existe si tu es mobile, ou si ton poste demande quelques déplacements mensuels.
  3. Tu déménages aux Pays-Bas, mais tu veux garder un lien avec la France

    • Tu pars vivre à Amsterdam, Utrecht ou Rotterdam.
    • Tu veux savoir si ça vaut le coup financièrement.
    • Tu cherches à comprendre les différences de culture pro.

Dans cet article, on va surtout parler du cas qui t’intéresse probablement : travailler pour une boîte néerlandaise tout en vivant en France, avec un contrat remote ou hybride.

Et oui, c’est possible. Mais pas toujours simple.

Pourquoi les Pays-Bas attirent autant les candidats français#

Les Pays-Bas ont un truc assez rare en Europe : un marché de l’emploi très international, beaucoup d’entreprises qui utilisent l’anglais au quotidien, et des salaires souvent plus élevés qu’en France sur les postes qualifiés.

Tu peux trouver des opportunités dans :

  • La tech
  • La finance
  • Le marketing digital
  • La data
  • Le support client international
  • La logistique
  • L’énergie
  • Le e-commerce
  • La cybersécurité
  • Les sciences de la vie

Amsterdam attire beaucoup de profils internationaux, un peu comme Berlin, Dublin ou Barcelone. Mais avec un côté très business, très direct, très “on avance”.

Des entreprises connues qui recrutent aux Pays-Bas

Tu connais sûrement déjà certaines entreprises présentes là-bas :

  • Booking.com, très gros recruteur tech et produit à Amsterdam
  • Adyen, paiement en ligne, salaires souvent élevés
  • ASML, semi-conducteurs à Veldhoven
  • Philips, santé et technologie
  • ING, banque internationale
  • Heineken, siège mondial à Amsterdam
  • Just Eat Takeaway, food delivery
  • TomTom, mobilité et cartographie

Et côté entreprises françaises ou très connues en France, tu peux aussi croiser :

  • TotalEnergies, avec des activités énergie en Europe du Nord
  • BNP Paribas, notamment en finance, risques, conformité
  • L’Oréal, sur des fonctions marketing, retail, supply chain
  • Doctolib, même si le gros des postes reste France et Allemagne, certains rôles peuvent être internationaux
  • BlaBlaCar, pour des postes Europe ou mobilité
  • Back Market, sur des rôles remote ou multi-pays
  • Ledger, pour cybersécurité, crypto, produit et support international

Le point important : les entreprises néerlandaises sont souvent plus ouvertes aux candidatures internationales que beaucoup d’entreprises françaises.

Mais attention, “international” ne veut pas automatiquement dire “ok pour employer quelqu’un légalement depuis la France”.

Les métiers les plus accessibles en remote depuis la France#

Si tu veux être embauché par une entreprise néerlandaise tout en restant en France, certains métiers passent beaucoup mieux que d’autres.

Les métiers tech

C’est là que tu as le plus de chances.

Les entreprises néerlandaises recrutent souvent :

  • Développeur front-end
  • Développeur back-end
  • Full-stack developer
  • DevOps engineer
  • Cloud engineer
  • Data engineer
  • Data analyst
  • Product manager
  • UX/UI designer
  • QA engineer
  • Cybersecurity analyst

Côté salaires, voilà des fourchettes réalistes en 2026 pour les Pays-Bas :

  • Développeur junior : €38k à €50k
  • Développeur confirmé : €55k à €75k
  • Senior software engineer : €75k à €100k
  • DevOps senior : €80k à €110k
  • Product manager : €60k à €95k
  • Data engineer : €65k à €100k

Si tu es très bon, avec anglais solide et expérience SaaS, fintech ou cloud, tu peux viser haut.

Mais si tu veux vivre en France avec un contrat néerlandais, l’entreprise devra accepter le montage.

Marketing, sales et customer success

Les postes commerciaux internationaux sont aussi intéressants.

Tu peux viser :

  • Account executive France
  • Business development representative
  • Customer success manager
  • CRM manager
  • Growth marketer
  • SEO manager
  • Paid media specialist
  • Partnership manager
  • Sales operations analyst

Pour une boîte basée à Amsterdam qui veut vendre en France, ton profil français devient un vrai avantage.

Salaires typiques :

  • BDR junior : €35k à €45k fixe, avec variable
  • Account executive : €50k à €80k OTE
  • Customer success manager : €45k à €70k
  • Growth marketer : €50k à €75k
  • Head of growth : €85k à €120k

OTE veut dire “On-Target Earnings”, donc fixe plus variable si tu atteins tes objectifs.

Regarde bien la part fixe, parce qu’un package à €80k OTE peut cacher un fixe à €50k et un variable pas garanti.

Finance, compliance et opérations

Les Pays-Bas ont un gros tissu finance, assurance, paiement et logistique.

Tu peux trouver des rôles en :

  • Compliance analyst
  • Risk manager
  • Financial controller
  • FP&A analyst
  • Internal auditor
  • Operations manager
  • Supply chain analyst
  • Procurement specialist

Des groupes comme ING, Adyen, BNP Paribas, Rabobank ou des scale-ups fintech recrutent régulièrement.

Salaires réalistes :

  • Analyste compliance : €45k à €65k
  • Contrôleur financier : €55k à €80k
  • Risk manager : €65k à €95k
  • FP&A manager : €75k à €105k

Là, l’anglais est obligatoire. Le néerlandais peut être demandé, surtout si tu touches à la réglementation locale ou aux clients néerlandais.

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Le gros sujet : contrat néerlandais ou contrat français ?#

C’est ici que beaucoup de candidats se plantent.

Tu peux avoir le bon profil, passer les entretiens, recevoir un “we’d love to work with you”, puis bloquer au moment du contrat.

Pourquoi ? Parce qu’une entreprise néerlandaise ne peut pas toujours t’employer simplement si tu vis en France.

Option 1 : contrat français via une entité française

C’est le plus simple pour toi.

Si l’entreprise néerlandaise a une filiale française, elle peut te faire un contrat français.

Exemple : une entreprise basée à Amsterdam a une structure en France pour recruter des sales, du support ou du marketing local.

Dans ce cas :

  • Tu paies tes impôts en France
  • Tu cotises en France
  • Tu as un contrat français
  • Tu peux télétravailler depuis la France
  • Tu dépends du droit du travail français

Pour toi, c’est confortable.

Pour l’entreprise, c’est plus facile si elle a déjà une entité en France. Sinon, elle doit créer une structure ou passer par un intermédiaire.

Option 2 : Employer of Record, souvent appelé EOR

Un EOR, c’est une société qui t’emploie légalement en France pour le compte de l’entreprise néerlandaise.

Exemples connus : Deel, Remote, Oyster, Papaya Global.

En pratique :

  • La boîte néerlandaise paie l’EOR
  • L’EOR te fait un contrat français
  • Tu travailles au quotidien pour l’entreprise néerlandaise
  • Tes fiches de paie sont françaises

C’est très courant dans les boîtes remote.

Avantage pour toi : tu restes dans un cadre français.

Inconvénient : certaines entreprises refusent car ça coûte plus cher. Un EOR peut ajouter plusieurs centaines d’euros par mois, parfois plus.

Option 3 : freelance depuis la France

Là, tu travailles comme indépendant.

Tu peux être :

  • Micro-entrepreneur
  • EI
  • SASU
  • EURL
  • Portage salarial

Tu factures l’entreprise néerlandaise chaque mois.

C’est parfois le moyen le plus simple de collaborer avec une entreprise étrangère, surtout pour des missions tech, marketing ou consulting.

Mais attention :

  • Pas de congés payés classiques
  • Pas d’assurance chômage comme salarié
  • Tu dois gérer tes charges
  • Tu dois prévoir ton TJM correctement
  • Le lien de subordination peut poser problème si tu travailles comme un salarié déguisé

Si la boîte te donne des horaires stricts, un manager direct, un poste permanent, un seul client, et t’intègre comme salarié, le freelance peut devenir risqué juridiquement.

Option 4 : contrat néerlandais tout en vivant en France

C’est le scénario qui fait rêver, mais il est souvent compliqué.

Si tu vis et travailles physiquement en France la majorité du temps, tu peux créer des obligations sociales et fiscales en France pour l’employeur.

L’entreprise peut devoir cotiser en France, respecter certaines règles françaises, ou s’exposer à des risques.

Donc beaucoup de RH disent non.

Pas parce qu’ils ne t’aiment pas. Juste parce que leur service juridique ne veut pas ouvrir la boîte de Pandore.

Impôts et sécurité sociale : ce que tu dois comprendre sans devenir expert#

Tu n’as pas besoin d’être fiscaliste pour postuler.

Mais tu dois connaître les bases pour ne pas accepter un contrat bancal.

Si tu travailles depuis la France

En général, si tu vis en France et que tu travailles depuis la France, tu es résident fiscal français.

Donc tes revenus sont souvent imposés en France, même si ton employeur est étranger.

Mais les conventions fiscales existent pour éviter la double imposition. Le sujet peut devenir technique selon :

  • Ton nombre de jours travaillés aux Pays-Bas
  • Ton statut exact
  • Le pays de l’employeur
  • Le type de contrat
  • Ta résidence fiscale
  • Le lieu réel d’exercice du travail

Si tu as un doute sérieux, prends un expert-comptable ou un fiscaliste. Une consultation peut te coûter €150 à €300, mais ça peut t’éviter une grosse galère.

La règle à surveiller : où tu fais ton travail

Les administrations ne regardent pas seulement où l’entreprise est basée.

Elles regardent aussi où toi, tu poses ton ordinateur.

Si tu travailles depuis ton salon à Toulouse, ton activité est en France. Même si ton manager est à Amsterdam.

C’est pour ça qu’un contrat néerlandais classique peut poser problème.

Pour les frontaliers, c’est différent

Les travailleurs frontaliers ont des règles spécifiques selon les pays.

Mais France vers Pays-Bas, ce n’est pas aussi courant que France vers Luxembourg, Suisse, Allemagne ou Belgique.

Si tu fais des allers-retours réguliers, note bien tes jours de présence dans chaque pays. Garde :

  • Billets de train
  • Réservations d’hôtel
  • Notes de frais
  • Calendrier
  • Badges d’accès si disponibles

Ça peut servir en cas de question fiscale.

Est-ce qu’il faut parler néerlandais ?#

Bonne nouvelle : pas toujours.

Aux Pays-Bas, beaucoup d’entreprises travaillent très bien en anglais. Dans la tech, le produit, la data, la finance internationale ou les start-ups, l’anglais peut suffire.

Mais ne te raconte pas d’histoire : parler néerlandais aide.

Quand l’anglais suffit

L’anglais peut suffire pour :

  • Développement logiciel
  • Data
  • DevOps
  • Produit
  • Design
  • Marketing international
  • Sales France
  • Support client français
  • Finance internationale
  • Scale-up SaaS

Dans ces postes, tu verras souvent : “English required, Dutch is a plus”.

Quand le néerlandais devient important

Le néerlandais est souvent demandé pour :

  • RH local
  • Droit
  • Administration
  • Comptabilité locale
  • Vente aux clients néerlandais
  • Service client néerlandais
  • Secteur public
  • Santé
  • Éducation

Si l’offre dit “Dutch required”, ne perds pas ton temps sauf si tu as vraiment le niveau.

Mais si l’offre dit “Dutch preferred”, tu peux tenter.

Ton niveau d’anglais doit être vraiment pro

Attention, “je regarde Netflix en VO” ne suffit pas.

Tu dois être capable de :

  • Expliquer ton parcours clairement
  • Répondre à des questions comportementales
  • Parler chiffres
  • Négocier ton salaire
  • Écrire des messages propres
  • Participer à des réunions
  • Défendre une idée sans paniquer

Pour viser une entreprise comme Adyen, Booking.com, Back Market ou Ledger, ton anglais doit être fluide et précis.

Pas besoin d’un accent parfait. Mais il faut être clair.

Adapter ton CV pour les recruteurs néerlandais#

Les recruteurs aux Pays-Bas aiment les CV lisibles, directs, orientés résultats.

Pas besoin d’un CV ultra design avec 14 couleurs. Ils veulent comprendre vite ce que tu sais faire.

Format recommandé

Fais un CV en anglais, sauf si l’offre est en français.

Structure simple :

  1. Name, location, email, LinkedIn
  2. Professional summary
  3. Key skills
  4. Work experience
  5. Education
  6. Languages
  7. Certifications

Indique ta localisation clairement.

Exemple :

Paris, France, open to remote work for Netherlands-based companies

Ou :

Lille, France, available for monthly travel to Amsterdam

Ça évite les malentendus.

Ce qu’il faut mettre en avant

Les recruteurs néerlandais aiment les preuves.

Au lieu d’écrire :

“Responsible for SEO strategy”

Écris :

“Increased organic traffic by 62% in 12 months across French and Belgian markets”

Au lieu de :

“Worked on backend development”

Écris :

“Built and maintained Node.js APIs handling 1.2M monthly requests”

Tu vois la différence ? Le deuxième rassure.

Mets des chiffres partout

Ajoute :

  • Chiffre d’affaires généré
  • Budget géré
  • Taille d’équipe
  • Nombre d’utilisateurs
  • Temps gagné
  • Taux de conversion
  • Volume de tickets
  • Uptime
  • Croissance
  • Réduction de coûts

Exemples :

  • “Reduced cloud costs by 28% on AWS”
  • “Managed €450k annual paid media budget”
  • “Closed €620k in new ARR across French mid-market accounts”
  • “Improved onboarding activation from 41% to 57%”

C’est ça qui te fait sortir du tas.

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Où trouver des offres aux Pays-Bas compatibles France#

Tu peux chercher sur les gros sites, mais il faut filtrer intelligemment.

Les meilleurs sites à surveiller

Regarde régulièrement :

  • LinkedIn Jobs
  • Indeed Netherlands
  • Glassdoor
  • Welcome to the Jungle
  • Otta
  • Wellfound
  • Remote OK
  • We Work Remotely
  • EU Remote Jobs
  • Honeypot, surtout tech
  • Landing.jobs
  • Relocate.me, si tu envisages de bouger

Sur LinkedIn, teste des recherches comme :

  • “France remote Netherlands”
  • “French speaker Amsterdam remote”
  • “Remote France SaaS Amsterdam”
  • “Account Executive France Netherlands”
  • “Customer Success French Amsterdam”
  • “Software Engineer remote EU Netherlands”

Ne cherche pas seulement “remote”. Cherche aussi “EU remote”, “remote within Europe”, “work from anywhere in Europe”.

Les mots-clés qui changent tout

Dans les offres, repère ces phrases :

  • “Remote within the EU”
  • “Based anywhere in Europe”
  • “Candidates must be located in France”
  • “French market”
  • “French-speaking”
  • “Employer of Record”
  • “Distributed team”
  • “Async work”
  • “Quarterly travel to Amsterdam”

Si une offre dit “remote in the Netherlands only”, ça veut dire que tu dois vivre aux Pays-Bas. Même si le poste est remote.

C’est frustrant, mais au moins c’est clair.

Comment contacter les recruteurs sans faire touriste#

Tu veux augmenter tes chances ? N’attends pas juste que ton CV passe l’ATS.

Envoie un message court au recruteur ou au hiring manager.

Exemple de message LinkedIn

Tu peux écrire :

“Hi Sarah, I just applied for the Senior Customer Success Manager role focused on the French market. I’m based in Paris and have 6 years of SaaS experience, including €1.8M ARR managed across enterprise accounts. I noticed the role is EU remote, so I’d be happy to discuss how I could support your French expansion.”

Court, précis, avec chiffre.

Pas besoin de raconter ta vie.

Si tu vis en France, dis-le tôt

Ne cache pas ta localisation.

Sinon tu risques de faire 3 entretiens puis d’apprendre que l’entreprise ne peut pas t’embaucher.

Pose une question simple dès le début :

“Before we go further, I wanted to confirm whether the company can hire employees based in France, either through a local entity or an Employer of Record.”

Ça te fait gagner du temps.

Et ça montre que tu comprends les sujets RH internationaux.

Les salaires : comparer France et Pays-Bas sans te tromper#

Les salaires bruts néerlandais peuvent sembler meilleurs.

Mais compare toujours :

  • Brut annuel
  • Net estimé
  • Bonus
  • Variable
  • Congés
  • Mutuelle ou assurance santé
  • Retraite
  • Stock-options
  • Coût de la vie si déménagement
  • Fiscalité
  • Statut salarié ou freelance

Exemples concrets

Un développeur senior à Paris peut gagner €60k à €80k.

À Amsterdam, il peut viser €75k à €100k, parfois plus chez une grosse boîte tech.

Un account executive France dans une scale-up peut avoir :

  • France : €55k à €75k OTE
  • Pays-Bas : €65k à €95k OTE
  • Très bonne scale-up : €100k+ OTE

Un data engineer confirmé :

  • France : €55k à €75k
  • Pays-Bas : €70k à €100k

Mais si tu restes en France avec un contrat français via EOR, l’entreprise peut ajuster le salaire selon ton pays de résidence.

Donc ne sois pas surpris si une boîte propose moins que le salaire Amsterdam.

Comment négocier

Ne dis pas seulement : “Je veux €80k”.

Dis :

“Based on the scope, the French market ownership, and my experience managing €2M ARR, I’m targeting a package in the €75k to €85k range.”

Tu relies ton prix à ta valeur.

Et si c’est un poste remote depuis la France, demande :

  • Le type de contrat
  • Le pays de paie
  • Le nombre de jours de présence aux Pays-Bas
  • Le budget équipement
  • La politique de télétravail
  • Les congés
  • Le variable exact
  • Les conditions de bonus
  • Les stock-options, si proposées

Culture de travail néerlandaise : ce qui peut te surprendre#

Les Néerlandais sont réputés directs.

Et franchement, c’est vrai.

Ils ne vont pas toujours mettre des couches de politesse comme en France. Si ton idée est mauvaise, quelqu’un peut te le dire clairement en réunion.

Au début, ça pique.

Puis tu comprends que ce n’est pas personnel.

Ce qui est apprécié

Tu marques des points si tu es :

  • Ponctuel
  • Clair
  • Direct
  • Fiable
  • Capable de dire non
  • Bon en suivi écrit
  • Orienté résultats
  • À l’aise avec le feedback

Les réunions sont souvent plus efficaces qu’en France. On arrive, on décide, on repart.

Pas toujours, bien sûr. Mais globalement, il y a moins de théâtre corporate.

Ce qui peut mal passer

Évite :

  • Les réponses floues
  • Les promesses non tenues
  • Les retards répétés
  • Les longs discours sans décision
  • Le “je vais essayer” sans plan
  • Les mails trop vagues

Si tu dis que tu livres vendredi, livre vendredi.

Sinon préviens tôt.

C’est simple, mais ça compte énormément.

Faut-il déménager aux Pays-Bas ?#

Peut-être. Mais ne pars pas juste parce que le salaire brut est plus élevé.

Amsterdam coûte cher.

Loyer, assurance santé, transports, sorties, tout monte vite.

Coût de la vie rapide

À Amsterdam, un appartement une chambre peut facilement coûter €1 600 à €2 300 par mois, parfois plus.

À Rotterdam ou Utrecht, tu peux trouver moins cher, mais ce n’est pas donné non plus.

L’assurance santé est obligatoire et peut coûter environ €130 à €180 par mois selon la formule.

Donc un salaire à €75k peut être très confortable, mais pas magique si tu vis seul dans le centre d’Amsterdam.

Les avantages de partir

Déménager peut valoir le coup si tu veux :

  • Accélérer ta carrière internationale
  • Améliorer ton anglais
  • Rejoindre une grosse boîte tech
  • Construire un réseau européen
  • Accéder à plus de postes senior
  • Vivre une vraie expérience à l’étranger

Pour une boîte comme ASML, Adyen, Booking.com ou Philips, être sur place peut clairement aider.

Les erreurs qui te coûtent des entretiens#

Tu peux avoir un bon profil et te faire recaler pour des détails évitables.

Voici les classiques.

1. Postuler avec un CV trop français

Le CV de 2 pages avec photo, âge, adresse complète, et paragraphes vagues, ça peut passer, mais ce n’est pas idéal.

Fais simple, international, orienté impact.

2. Ne pas clarifier le droit au travail

En tant que citoyen français, tu peux travailler aux Pays-Bas sans visa grâce à l’Union européenne.

Mais ça ne règle pas la question du contrat si tu restes en France.

Donc formule bien :

“I’m an EU citizen and do not require visa sponsorship. I’m based in France and available for remote work or regular travel.”

3. Demander du full remote trop tard

Si tu attends l’offre finale pour dire “au fait, je veux rester en France”, tu risques de tout casser.

Dis-le dès le premier échange.

4. Sous-estimer l’anglais en entretien

Prépare tes réponses.

Entraîne-toi sur :

  • “Tell me about yourself”
  • “Why this company?”
  • “What are your salary expectations?”
  • “Tell me about a conflict with a stakeholder”
  • “What impact did you have in your last role?”
  • “Why are you looking outside France?”

Tu dois répondre sans chercher tes mots pendant 40 secondes.

5. Ne pas passer l’ATS

Beaucoup d’entreprises utilisent des systèmes de tri automatique.

Si ton CV ne reprend pas les bons mots-clés, il peut être ignoré avant même qu’un humain le lise.

Reprends les termes exacts de l’offre :

  • “B2B SaaS”
  • “French market”
  • “pipeline generation”
  • “AWS”
  • “Kubernetes”
  • “stakeholder management”
  • “GDPR”
  • “SQL”
  • “enterprise accounts”

Pas de mensonge. Juste les bons mots pour ton vrai profil.

Plan d’action sur 30 jours#

Si tu veux vraiment décrocher un poste lié aux Pays-Bas depuis la France, fais ça.

Semaine 1 : clarifie ta cible

Choisis :

  • 2 types de postes maximum
  • 3 villes cibles, par exemple Amsterdam, Rotterdam, Utrecht
  • 30 entreprises à suivre
  • Ton salaire minimum
  • Ton statut acceptable, salarié français, EOR, freelance, déménagement

Prépare aussi ton pitch en anglais.

Semaine 2 : refais ton CV et ton LinkedIn

Ton CV doit être prêt en anglais.

Ton LinkedIn aussi, au moins le titre et le résumé.

Exemple de titre :

“Senior Account Executive | French Market | B2B SaaS | €2M ARR Closed | Open to EU Remote”

Ou :

“Senior Backend Engineer | Node.js, AWS, Kubernetes | Remote EU | Based in France”

Semaine 3 : postule intelligemment

Objectif : 5 à 8 candidatures de qualité par jour.

Pour chaque candidature :

  • Adapte le titre du CV
  • Ajoute les mots-clés de l’offre
  • Mets 3 résultats chiffrés pertinents
  • Contacte un recruteur ou manager
  • Note tout dans un tableau

Ton tableau doit contenir :

  • Entreprise
  • Poste
  • Lien
  • Date
  • Contact
  • Statut
  • Contrat possible depuis France
  • Relance prévue

Semaine 4 : entretiens et relances

Prépare tes réponses en anglais.

Relance après 5 à 7 jours.

Message simple :

“Hi Mark, I wanted to follow up on my application for the Product Manager role. I’m very interested in the opportunity, especially the focus on EU market expansion. Happy to share more context on my experience leading cross-functional launches across France and Benelux.”

Propre. Pas désespéré. Efficace.

Verdict : est-ce une bonne idée en 2026 ?#

Oui, travailler aux Pays-Bas depuis la France peut être une excellente idée en 2026.

Mais tu dois être stratégique.

Les meilleures chances sont pour les profils :

  • Tech
  • Data
  • Produit
  • Sales France
  • Customer success
  • Growth marketing
  • Finance internationale
  • Compliance
  • Cybersécurité

Le plus important, ce n’est pas seulement de trouver une offre remote. C’est de vérifier que l’entreprise peut vraiment t’embaucher depuis la France.

Cherche les boîtes habituées au remote international, les scale-ups européennes, les entreprises avec entité française, ou celles qui utilisent un EOR.

Et surtout, prépare un CV qui passe les filtres et parle le langage des recruteurs néerlandais.

Avant de postuler à des offres aux Pays-Bas, vérifie si ton CV est bien lisible par les logiciels de recrutement. Fais un test gratuit ici : https://jobrise.io/fr/free-ats-checker/

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Envoyez ça à qui passe l'entretien cette semaine.

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