UX Designer Paris 2026: Portfolio Conseils
162 candidatures par offre, moyenne 2026.
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Tu veux devenir UX Designer à Paris en 2026, mais tu as l’impression que tout le monde demande “3 ans d’expérience”, un portfolio béton, Figma niveau ninja, et une capacité magique à transformer un onboarding en machine à conversion. Tu ouvres LinkedIn, Welcome to the Jungle, Indeed, et tu vois 200 candidats sur chaque offre. Normal de te demander : “Ok, je montre quoi dans mon portfolio pour sortir du lot ?”
La bonne nouvelle, c’est que beaucoup de portfolios UX se ressemblent encore trop. Des écrans jolis, un peu de blabla sur “empathiser avec l’utilisateur”, trois personas générés à la va-vite, et c’est fini.
Toi, tu peux faire mieux.
Pas forcément en étant le meilleur UI Designer de Paris. Mais en montrant une chose rare : tu sais réfléchir, prioriser, mesurer, et raconter tes décisions clairement. En 2026, c’est ça qui peut te faire passer devant quelqu’un avec plus d’expérience.
UX Designer à Paris en 2026 : ce que les recruteurs veulent vraiment voir#
À Paris, le marché UX reste actif, mais il est plus exigeant qu’avant. Les startups veulent des designers rapides, capables de livrer. Les grands groupes veulent des profils structurés, capables de collaborer avec produit, tech, data, marketing, juridique.
Chez Doctolib, BlaBlaCar, Back Market, Ledger, L’Oréal, BNP Paribas ou TotalEnergies, on ne recrute pas juste quelqu’un qui “fait des maquettes”. On cherche quelqu’un qui comprend un problème business et qui sait créer une expérience plus simple pour l’utilisateur.
En clair, ton portfolio doit prouver que tu peux faire au moins quatre choses :
- Comprendre un problème utilisateur réel.
- Construire une solution testable.
- Collaborer avec des équipes produit et tech.
- Mesurer ou expliquer l’impact de tes choix.
Si tu montres seulement des écrans finaux, tu rates la moitié du match.
Un recruteur UX ou Product Design Lead va souvent passer 2 à 5 minutes sur ton portfolio au premier tri. Oui, c’est violent. Il ou elle regarde vite :
- La qualité visuelle générale.
- La clarté de tes cas d’étude.
- Ton niveau de réflexion.
- Les types de problèmes que tu as traités.
- Ta capacité à parler impact.
Ton objectif n’est donc pas de tout montrer. Ton objectif, c’est de donner envie de creuser.
Les salaires UX Designer à Paris en 2026#
Parlons concret, parce que tu ne fais pas un portfolio juste pour recevoir des compliments sur Figma.
À Paris en 2026, les salaires UX Designer varient selon ton niveau, ton secteur et ta capacité à faire aussi de l’UI, du product thinking ou de la recherche utilisateur.
En général, tu peux viser :
- Junior UX Designer : 35k€ à 42k€ brut annuel.
- UX/UI Designer avec 2 à 4 ans d’expérience : 43k€ à 55k€.
- Product Designer confirmé : 55k€ à 70k€.
- Senior Product Designer : 70k€ à 85k€.
- Lead Product Designer : 85k€ à 100k€ et plus dans certaines scale-ups ou fintechs.
Chez une entreprise comme BNP Paribas, tu peux avoir un cadre plus structuré, avec des process, beaucoup de parties prenantes et des sujets complexes. Chez Back Market ou BlaBlaCar, tu peux être jugé plus fortement sur ton autonomie, ta rapidité et ton impact produit.
Chez Ledger, un profil UX qui comprend la sécurité, la confiance et les parcours Web3 peut avoir une vraie valeur. Chez L’Oréal, l’expérience e-commerce, la personnalisation et les parcours omnicanaux peuvent peser lourd.
Donc ton portfolio doit aussi parler le langage de l’entreprise que tu vises.
Tu ne présentes pas exactement le même projet à une fintech, une plateforme santé et une marque retail.
Le portfolio UX parfait n’est pas le plus beau, c’est le plus clair#
Petit rappel de grand frère : ton portfolio n’est pas une galerie d’art.
Bien sûr, il doit être propre. Il doit rassurer. Il doit donner une impression de maîtrise. Mais si tes pages sont magnifiques et que personne ne comprend ce que tu as réellement fait, ça ne sert à rien.
Un bon portfolio UX à Paris en 2026 doit répondre vite à ces questions :
- Quel était le problème ?
- Pour qui ?
- Pourquoi c’était important ?
- Qu’as-tu fait exactement ?
- Quelles décisions as-tu prises ?
- Qu’est-ce qui a changé après ton travail ?
- Qu’as-tu appris ?
Le recruteur doit pouvoir comprendre ton projet même s’il le lit entre deux réunions.
La structure simple qui marche très bien :
- Contexte.
- Problème.
- Objectif.
- Ton rôle.
- Méthode.
- Décisions clés.
- Résultat.
- Apprentissages.
Tu peux habiller ça joliment, mais ne complique pas. La clarté gagne presque toujours.
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Combien de projets mettre dans ton portfolio UX ?#
Tu n’as pas besoin de 12 projets.
Franchement, 3 bons cas d’étude suffisent souvent. Quatre, c’est très bien. Cinq, uniquement si tout est solide.
Le piège classique, c’est de vouloir montrer tout ce que tu as fait depuis ta formation, ton bootcamp, ton stage, ton alternance, ton projet perso, ton redesign de Spotify, ton app de méditation, ton faux dashboard crypto.
Résultat : le portfolio devient long, répétitif, et le recruteur ne sait plus où regarder.
Vise plutôt :
1. Un projet orienté recherche utilisateur
Montre que tu sais comprendre les utilisateurs avant de dessiner des écrans.
Exemples :
- Refonte du parcours de prise de rendez-vous médical.
- Étude sur l’abandon panier d’un site e-commerce.
- Amélioration de l’onboarding d’une app financière.
- Simplification d’un formulaire d’assurance.
Ici, tu peux montrer :
- Interviews utilisateurs.
- Synthèse des irritants.
- Analyse des comportements.
- Carte d’expérience.
- Problèmes priorisés.
- Recommandations.
Tu n’as pas besoin d’avoir interviewé 80 personnes. Même 5 à 8 interviews bien analysées peuvent être intéressantes si tu expliques ce que tu en as tiré.
2. Un projet produit avec impact business
Là, tu montres que tu sais relier UX et résultats.
Exemples :
- Augmentation du taux d’inscription.
- Réduction du taux d’abandon.
- Amélioration de l’activation utilisateur.
- Optimisation d’un tunnel de conversion.
- Meilleure compréhension d’une offre complexe.
Si tu as des chiffres, mets-les.
Même des chiffres simples peuvent faire la différence :
- “Le taux de complétion du formulaire est passé de 48 % à 61 %.”
- “Le temps moyen pour trouver une information a diminué de 35 % lors des tests.”
- “4 utilisateurs sur 5 ont réussi la tâche clé après refonte, contre 2 sur 5 avant.”
Si tu n’as pas de vraies données business, utilise des résultats de tests utilisateurs. C’est mieux que rien.
3. Un projet UI ou design system
Même si le poste est “UX Designer”, à Paris beaucoup d’offres demandent aussi une vraie sensibilité UI. Surtout dans les startups, les agences et les scale-ups.
Montre que tu sais faire :
- Des composants cohérents.
- Une hiérarchie visuelle claire.
- Des états d’erreur.
- Des états vides.
- Du responsive.
- De l’accessibilité.
- Des règles de design system.
Si tu veux bosser chez Doctolib ou BNP, montrer que tu sais gérer des parcours complexes et des états multiples peut vraiment t’aider.
Un bel écran d’accueil, c’est sympa. Un formulaire complexe bien pensé, avec erreurs, aide contextuelle, accessibilité et version mobile, c’est beaucoup plus crédible.
Comment raconter un cas d’étude UX sans endormir tout le monde#
Un cas d’étude UX, ce n’est pas un mémoire de master.
Tu dois raconter une histoire simple : il y avait un problème, tu as enquêté, tu as pris des décisions, tu as testé, tu as appris.
Voici une structure que tu peux copier.
Titre du projet
Évite les titres flous du style : “Refonte d’une expérience digitale innovante”.
Fais simple et précis :
- “Réduire l’abandon pendant l’inscription à une app bancaire.”
- “Simplifier la réservation d’un trajet covoiturage sur mobile.”
- “Améliorer la recherche produit pour une marketplace reconditionnée.”
- “Refondre le dashboard B2B d’une équipe finance.”
Tu vois la différence ? On comprend direct le sujet.
Contexte en 3 lignes
Dis où, quand, pour qui, avec quelle équipe.
Exemple :
“Projet réalisé pendant mon alternance dans une startup SaaS B2B à Paris. L’équipe produit voulait réduire le nombre de tickets support liés à la configuration du compte. J’ai travaillé avec un Product Manager, deux développeurs et une Customer Success Manager.”
C’est net. Pas besoin d’écrire un roman.
Problème
Sois précis. “L’expérience n’était pas optimale” ne veut rien dire.
Préférer :
“38 % des nouveaux utilisateurs abandonnaient la configuration avant d’ajouter leur première intégration. Les retours support montraient que les utilisateurs ne comprenaient pas l’ordre des étapes.”
Là, le lecteur voit le problème.
Ton rôle
Très important, surtout si c’était un projet d’équipe.
Dis clairement ce que tu as fait :
- Recherche utilisateur.
- Analyse des données.
- Wireframes.
- Prototypes Figma.
- Tests utilisateurs.
- UI finale.
- Handoff développeurs.
- Suivi après mise en production.
Si tu étais junior, pas grave. Mais sois honnête.
Tu peux écrire :
“J’ai mené la phase de recherche et conçu les wireframes. La UI finale a été réalisée avec la Lead Designer à partir du design system existant.”
C’est beaucoup plus crédible que de faire croire que tu as tout fait seul.
Process, mais sans réciter la méthode scolaire
Les recruteurs connaissent déjà le double diamant. Pas besoin de leur expliquer comme dans un cours.
Montre plutôt tes choix.
Mauvais exemple :
“J’ai commencé par une phase d’empathie, puis une phase d’idéation, puis une phase de prototypage.”
Bon exemple :
“J’ai commencé par analyser 42 tickets support liés à l’onboarding. Trois irritants revenaient souvent : vocabulaire technique, absence de feedback après une action, et trop d’étapes visibles dès le départ. J’ai donc priorisé la simplification du premier écran et l’ajout d’une progression guidée.”
Là, tu montres ton cerveau. C’est exactement ce qu’on veut.
Les éléments visuels à inclure dans chaque projet#
Ton portfolio doit être agréable à parcourir. Les images aident, mais chaque image doit servir une idée.
Tu peux inclure :
- Capture de l’ancienne interface.
- Extraits anonymisés d’interviews.
- Carte des irritants.
- User flow avant/après.
- Wireframes basse fidélité.
- Prototype Figma.
- Écrans finaux.
- Résultats de tests.
- Tableau de décisions.
Évite de balancer 25 écrans Figma sans explication. Le recruteur ne va pas deviner ton raisonnement.
Pour chaque visuel important, ajoute une mini-légende :
“Nous avons supprimé deux étapes du formulaire après avoir observé que 4 utilisateurs sur 6 ne comprenaient pas la différence entre ‘profil’ et ‘compte entreprise’.”
Ça, c’est puissant.
Ce que les recruteurs parisiens repèrent en 30 secondes#
Quand un Lead Designer regarde ton portfolio, il ou elle voit vite certains signaux.
Bons signaux
- Tu écris clairement.
- Tu montres des problèmes concrets.
- Tu expliques tes décisions.
- Tu parles contraintes.
- Tu sais travailler avec produit et dev.
- Tu connais les bases d’accessibilité.
- Tu montres l’avant/après.
- Tu mesures quelque chose.
Mauvais signaux
- Trop de jargon.
- Personas inutiles.
- Aucun résultat.
- Des maquettes sans contexte.
- Un projet “redesign Netflix” sans contrainte réelle.
- Des écrans beaux mais impossibles à développer.
- Aucun détail sur ton rôle.
- Des fautes partout.
Le truc qui fait très amateur : écrire “j’ai amélioré l’expérience utilisateur” sans dire comment.
Amélioré quoi ? Pour qui ? Mesuré comment ? Avec quelle contrainte ?
Chaque fois que tu écris une phrase vague, demande-toi : “Est-ce que je peux donner une preuve ?”
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Faut-il avoir un portfolio en français ou en anglais ?#
À Paris, l’idéal est souvent d’avoir les deux, ou au moins une version anglaise propre.
Pourquoi ? Parce que beaucoup d’entreprises ont des équipes internationales. BlaBlaCar, Back Market, Ledger, Doctolib, L’Oréal et même BNP peuvent avoir des équipes produit où l’anglais circule beaucoup.
Si tu vises une startup ou scale-up, l’anglais peut clairement t’aider.
Mais attention : mieux vaut un portfolio en français clair qu’un portfolio en anglais rempli de phrases bizarres.
Tu peux faire simple :
- Page d’accueil en anglais.
- CV en anglais.
- Cas d’étude principaux en anglais.
- Possibilité de télécharger un CV français.
Si ton anglais n’est pas parfait, garde des phrases courtes. Personne ne te demande d’écrire comme un romancier.
Les projets fictifs : utiles ou dangereux ?#
Si tu es junior, en reconversion, étudiant ou sorti d’un bootcamp, tu vas peut-être utiliser des projets fictifs. C’est ok.
Mais il faut les traiter sérieusement.
Un projet fictif dangereux, c’est :
- Refaire l’app Airbnb sans accès aux données.
- Redessiner Doctolib juste parce que “je trouve ça plus moderne”.
- Inventer des personas sans recherche.
- Présenter des résultats impossibles à prouver.
Un projet fictif utile, c’est :
- Choisir un problème précis.
- Faire une vraie recherche légère.
- Tester avec de vrais utilisateurs.
- Expliquer les limites.
- Montrer tes décisions.
Exemple : au lieu de “Refonte de l’app Doctolib”, fais :
“Comprendre pourquoi certains utilisateurs âgés abandonnent la prise de rendez-vous médical sur mobile.”
Tu peux interviewer 6 personnes de plus de 60 ans, observer leur utilisation d’un parcours existant, identifier les points de blocage, proposer des améliorations, puis tester ton prototype.
Là, même si c’est fictif, ça montre une vraie démarche UX.
Comment adapter ton portfolio aux offres UX Designer à Paris#
Tu ne dois pas envoyer le même message à tout le monde comme une bouteille à la mer.
Quand tu postules, regarde l’offre et adapte ton angle.
Si l’offre insiste sur la recherche utilisateur, mets ton projet recherche en premier.
Si l’offre parle design system, montre tes composants et ta rigueur UI.
Si l’offre parle SaaS B2B, évite de mettre uniquement des apps lifestyle. Mets en avant tes dashboards, formulaires, droits utilisateurs, paramètres, workflows.
Si l’offre parle e-commerce, montre conversion, filtres, panier, checkout, retours, avis, recommandation produit.
Exemples :
- Pour Back Market : insiste sur la marketplace, la confiance, les fiches produit, les avis, la comparaison, le reconditionné.
- Pour Doctolib : insiste sur la clarté, l’accessibilité, la santé, les contraintes sensibles, la prise de rendez-vous.
- Pour BNP Paribas : insiste sur la conformité, la sécurité, les parcours complexes, les profils utilisateurs variés.
- Pour BlaBlaCar : insiste sur mobile, confiance, recherche, réservation, paiement, communauté.
- Pour Ledger : insiste sur sécurité, pédagogie, réduction de l’anxiété, compréhension de concepts techniques.
- Pour L’Oréal : insiste sur e-commerce, personnalisation, contenu, beauté, omnicanal.
- Pour TotalEnergies : insiste sur services B2B/B2C, énergie, comptes clients, clarté d’information, parcours self-service.
Tu vois le principe : tu parles leur langue.
La page d’accueil de ton portfolio : ne la néglige pas#
La home de ton portfolio doit faire trois choses vite :
- Dire qui tu es.
- Dire ce que tu sais faire.
- Donner envie de voir tes projets.
Évite :
“Designer passionné par la création d’expériences centrées utilisateur.”
Tout le monde écrit ça.
Essaie plutôt :
“UX/Product Designer à Paris, j’aide les équipes SaaS et marketplace à simplifier leurs parcours d’inscription, de recherche et de conversion.”
Ou :
“UX Designer junior, spécialisé dans la recherche utilisateur, les parcours mobiles et les interfaces accessibles.”
C’est plus précis. On sait où te placer.
Ta page d’accueil devrait contenir :
- Une phrase de positionnement.
- 3 ou 4 projets sélectionnés.
- Tes compétences clés.
- Les outils que tu maîtrises.
- Un lien vers ton CV.
- Un contact simple.
- Ton LinkedIn.
Pas besoin d’animations dans tous les sens. Si ton site met 8 secondes à charger, tu perds des points.
Les outils à maîtriser pour un UX Designer en 2026#
Figma reste incontournable. Si tu postules à Paris sans Figma solide, tu vas souffrir.
Mais ce n’est pas le seul outil important.
À connaître :
- Figma pour maquettes, prototypes, composants.
- FigJam ou Miro pour ateliers et flows.
- Notion ou Confluence pour documentation.
- Maze, Useberry ou Lookback pour tests utilisateurs.
- Hotjar, Contentsquare ou FullStory pour analyse comportementale.
- Jira ou Linear pour collaboration produit.
- Google Analytics, Amplitude ou Mixpanel pour métriques produit.
- Stark ou plugins Figma pour accessibilité.
Tu n’as pas besoin d’être expert sur tout. Mais ton portfolio peut montrer que tu comprends l’écosystème produit.
Un bon signal : expliquer comment tu as travaillé avec les développeurs.
Par exemple :
“J’ai préparé un fichier Figma avec composants nommés, états interactifs, règles responsive et commentaires pour faciliter le handoff avec l’équipe front-end.”
Ça rassure direct.
L’accessibilité : ton avantage discret#
En 2026, l’accessibilité n’est plus un bonus sympa. C’est une compétence attendue, surtout dans les grandes entreprises et les services publics, bancaires, santé ou assurance.
Tu peux marquer des points en montrant que tu penses à :
- Contraste des couleurs.
- Taille des textes.
- Navigation clavier.
- Labels de formulaires.
- Messages d’erreur compréhensibles.
- États focus.
- Alternatives textuelles.
- Simplicité du langage.
Dans un cas d’étude, ajoute une petite section :
“Décisions accessibilité”
Puis liste 3 à 5 choix concrets.
Exemple :
- Contraste minimum AA sur les boutons principaux.
- Erreurs affichées sous chaque champ, pas seulement en haut de page.
- Texte d’aide visible pour les champs techniques.
- Zone cliquable agrandie sur mobile.
- Ordre logique des étapes pour lecteur d’écran.
Ce n’est pas spectaculaire, mais pour un recruteur sérieux, ça compte.
Comment présenter tes résultats quand tu n’as pas de chiffres#
Tu n’as pas toujours accès aux analytics, surtout en stage, alternance ou projet école.
Pas grave. Tu peux quand même montrer des résultats.
Utilise :
- Résultats de tests utilisateurs.
- Retours qualitatifs.
- Comparaison avant/après.
- Réduction du nombre d’étapes.
- Temps de réalisation d’une tâche.
- Taux de réussite sur scénario.
- Nombre d’erreurs observées.
- Feedback des parties prenantes.
Exemple :
“Avant refonte, 3 utilisateurs sur 5 ne trouvaient pas où modifier leur abonnement. Après test du prototype, 5 utilisateurs sur 5 ont terminé la tâche sans aide.”
C’est simple, concret, crédible.
Tu peux aussi dire :
“Le projet n’a pas encore été mis en production, donc je n’ai pas de données business. J’ai mesuré la solution via un test modéré avec 6 utilisateurs.”
Cette honnêteté est appréciée.
Les erreurs qui peuvent te coûter un entretien#
Fais attention à ces pièges, ils reviennent tout le temps.
1. Trop de texte
Si ton cas d’étude ressemble à un rapport de 40 pages, personne ne va le lire. Mets des titres, des bullets, des visuels, des phrases courtes.
2. Pas assez de contexte
À l’inverse, si tu montres juste des écrans, on ne comprend rien. Il faut expliquer le problème et ton rôle.
3. Trop de buzzwords
“Solution centrée utilisateur, fluide, intuitive et moderne.”
Ok, mais encore ? Donne des faits.
4. Aucun compromis
Un vrai projet a des contraintes : budget, temps, tech, juridique, marque, data, politique interne. Si tout semble parfait, ça fait faux.
Raconte un compromis.
Exemple :
“Nous voulions ajouter une recherche intelligente, mais l’équipe tech ne pouvait pas la livrer dans le sprint. J’ai donc proposé une solution intermédiaire avec filtres rapides et suggestions manuelles.”
Là, tu montres que tu sais bosser dans la vraie vie.
5. Des liens cassés
Teste ton portfolio sur mobile et desktop. Vérifie ton CV, ton email, ton LinkedIn, tes boutons. C’est basique, mais beaucoup se plantent.
Ton CV doit être aligné avec ton portfolio#
Ton portfolio attire l’attention, mais ton CV passe souvent par un ATS avant d’arriver à un humain.
Donc ton CV UX Designer doit contenir les bons mots-clés :
- UX Design.
- Product Design.
- User Research.
- Wireframes.
- Prototypage.
- Tests utilisateurs.
- Figma.
- Design system.
- Accessibilité.
- Mobile.
- SaaS.
- E-commerce.
- Discovery.
- Handoff.
- Analytics.
Ne bourre pas ton CV de mots-clés sans sens. Mais si tu as vraiment fait ces choses, écris-les clairement.
Exemple de bullet CV :
“Conception d’un nouveau parcours d’onboarding SaaS sur Figma, testé auprès de 6 utilisateurs, avec réduction de 30 % du temps nécessaire pour terminer la configuration.”
C’est beaucoup mieux que :
“Participation à l’amélioration de l’expérience utilisateur.”
Plan d’action sur 7 jours pour améliorer ton portfolio#
Si ton portfolio est moyen aujourd’hui, tu peux déjà faire un gros upgrade en une semaine.
Jour 1 : choisis tes 3 meilleurs projets
Garde ceux qui montrent des compétences différentes. Supprime ou cache les projets faibles.
Jour 2 : réécris les titres et contextes
Chaque projet doit être compréhensible en 10 secondes.
Jour 3 : ajoute ton rôle et tes contraintes
Explique ce que tu as fait, avec qui, dans quel cadre.
Jour 4 : montre tes décisions
Ajoute des sections “Décisions clés” ou “Ce que j’ai changé et pourquoi”.
Jour 5 : ajoute des résultats
Même qualitatifs. Tests, retours, temps, taux de réussite, avant/après.
Jour 6 : améliore la lisibilité
Paragraphes courts, bullets, visuels légendés, liens propres.
Jour 7 : fais relire
Demande à 2 personnes :
- Un designer.
- Quelqu’un qui ne connaît rien à l’UX.
Si les deux comprennent tes projets, tu es sur la bonne voie.
Le vrai objectif : obtenir l’entretien, pas tout prouver#
Ton portfolio n’a pas besoin de répondre à toutes les questions. Il doit donner envie de t’appeler.
En entretien, tu pourras détailler :
- Tes choix.
- Tes doutes.
- Tes arbitrages.
- Tes échanges avec les développeurs.
- Les retours utilisateurs.
- Ce que tu ferais différemment.
Et crois-moi, un candidat qui sait dire “voici ce que j’ai appris” marque souvent plus de points qu’un candidat qui essaie de vendre un projet parfait.
Les recruteurs savent que les projets réels sont désordonnés. Ils veulent voir si tu sais penser clairement dans ce désordre.
Dernier conseil de grand frère#
Ne cherche pas à avoir le portfolio “parfait” avant de postuler.
Améliore-le, oui. Clarifie tes projets, oui. Ajoute de vrais résultats, oui. Mais ne passe pas 6 mois à changer la couleur de tes boutons pendant que les offres passent.
Postule, observe les retours, ajuste.
Si personne ne répond, ton portfolio ou ton CV ne raconte peut-être pas assez clairement ta valeur. Si tu obtiens des entretiens mais pas d’offres, travaille ta présentation orale de cas d’étude.
Et surtout, pense à l’ensemble : portfolio, CV, LinkedIn, message de candidature. Tout doit raconter la même histoire.
Tu veux être perçu comme un UX Designer clair, fiable, capable de comprendre un problème et d’aider une équipe produit à avancer.
C’est exactement ce que ton portfolio doit prouver.
Avant d’envoyer tes prochaines candidatures UX Designer à Paris, vérifie aussi que ton CV passe bien les filtres ATS. Tu peux le tester gratuitement ici : analyse ton CV avec l’ATS checker gratuit de JobRise.
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