VIE 2026: Partir à l'International en Volontariat Tech
162 candidatures par offre, moyenne 2026.
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Tu veux partir à l’international, bosser dans la tech, ajouter une grosse ligne à ton CV, et éviter de te retrouver dans un stage payé au lance-pierre à l’autre bout du monde. Le VIE peut clairement être ton ticket. Mais entre les conditions, les salaires, les pays, les entreprises qui recrutent et le dossier à préparer, ça peut vite ressembler à un formulaire administratif de 48 pages.
Bonne nouvelle, je te fais le tri. Si tu vises un VIE tech en 2026, développeur, data analyst, cybersécurité, product owner, cloud, support IT, QA, CRM, growth tech, ce guide va t’aider à comprendre comment ça marche, combien tu peux gagner, où postuler, et surtout comment te démarquer.
C’est quoi un VIE, vraiment ?#
Le VIE, pour Volontariat International en Entreprise, te permet de partir travailler à l’étranger pour une entreprise française ou une entreprise étrangère liée à la France.
En gros, tu es envoyé dans une mission professionnelle hors de France, souvent entre 6 et 24 mois. Tu peux te retrouver à Berlin chez Back Market, à New York pour une filiale de BNP Paribas, à Singapour avec TotalEnergies, ou à Madrid chez L’Oréal.
Et dans la tech, les missions deviennent de plus en plus intéressantes.
Tu peux trouver des postes comme :
- Développeur full stack
- Data analyst
- Data engineer junior
- Ingénieur cybersécurité
- DevOps junior
- Product owner
- Business analyst IT
- Consultant Salesforce
- QA engineer
- Support applicatif
- Growth analyst
- Chef de projet digital
- Analyste CRM
- Ingénieur cloud junior
Le gros avantage, c’est que tu n’es pas un stagiaire. Tu as une vraie mission, une indemnité fixe, une couverture sociale, et souvent un cadre plus clair qu’un contrat local trouvé au hasard.
Qui peut faire un VIE en 2026 ?#
Pour partir en VIE, tu dois respecter quelques conditions simples.
Tu dois :
- Avoir entre 18 et 28 ans au moment de l’inscription
- Être ressortissant d’un pays de l’Espace économique européen
- Être en règle avec tes obligations de service national
- Avoir un casier judiciaire compatible avec la mission
- Être disponible pour partir à l’étranger
- Ne pas avoir déjà fait un VIE ou VIA complet
Le point important, c’est l’âge. Tu dois commencer ta mission avant tes 29 ans. Donc si tu as 27 ou 28 ans en 2026, ne traîne pas trop.
Tu peux postuler si tu viens de finir une école d’ingénieur, un master, une formation data, une école de commerce avec spécialisation digitale, ou même si tu as une reconversion tech sérieuse derrière toi.
Un profil bootcamp peut aussi passer, surtout si tu as :
- Un portfolio propre
- Des projets GitHub
- Une première expérience en alternance, stage ou freelance
- Un CV clair
- Un bon niveau d’anglais
- Une vraie motivation pour l’international
Pourquoi le VIE est particulièrement intéressant dans la tech#
La tech adore les profils capables de s’adapter vite. Et un VIE, c’est justement ça : tu changes de pays, de culture, d’équipe, parfois de langue, tout en travaillant sur des projets concrets.
Pour un recruteur, un VIE tech envoie plusieurs signaux positifs :
- Tu sais bosser dans un environnement international
- Tu es autonome sans être livré à toi-même
- Tu as déjà travaillé avec des équipes multiculturelles
- Tu comprends les enjeux business, pas seulement le code
- Tu as survécu aux réunions en anglais à 9h du matin
Et ça, sur un CV, ça compte.
Imagine deux profils junior :
- Profil A : master data, stage de 6 mois en France, bon niveau technique
- Profil B : master data, VIE de 18 mois à Montréal chez BNP Paribas sur des dashboards risques et data quality
Le profil B aura souvent plus d’impact. Pas forcément parce qu’il est meilleur techniquement, mais parce qu’il rassure sur sa maturité professionnelle.
Dans la tech, les entreprises cherchent rarement juste “quelqu’un qui sait coder”. Elles veulent quelqu’un qui comprend les priorités, communique bien, apprend vite, et ne disparaît pas dès qu’un ticket Jira devient flou.
Combien tu peux gagner en VIE en 2026 ?#
Le salaire en VIE s’appelle une indemnité. Elle dépend du pays où tu pars.
Elle est composée de deux parties :
- Une indemnité commune, identique pour tout le monde
- Une indemnité géographique, qui change selon le pays et le coût de la vie
Les montants changent régulièrement, donc tu dois vérifier les chiffres officiels avant de signer. Mais pour te donner une idée, un VIE peut tourner autour de :
- Allemagne : environ 2 400 € à 2 800 € nets par mois
- Belgique : environ 2 300 € à 2 700 € nets par mois
- Royaume-Uni : environ 2 700 € à 3 300 € nets par mois
- États-Unis : environ 3 500 € à 4 500 € nets par mois selon la ville
- Canada : environ 2 800 € à 3 600 € nets par mois
- Singapour : environ 3 200 € à 4 000 € nets par mois
- Espagne : environ 2 200 € à 2 600 € nets par mois
- Suisse : souvent plus élevé, mais coût de la vie costaud
Pour parler en annuel, tu peux estimer qu’un VIE tech représente souvent entre 28k€ et 50k€ nets par an selon le pays.
Ce n’est pas exactement comparable à un CDI français à 42k€ brut, car l’indemnité VIE n’est pas imposée de la même façon en France, et certains frais peuvent être pris en charge selon l’entreprise.
Mais attention, ne fantasme pas trop.
À New York, 4 000 € par mois peuvent partir très vite entre le loyer, les transports, la nourriture et l’assurance complémentaire. À Madrid ou Lisbonne, 2 400 € peuvent être très confortables si tu gères bien.
Le bon calcul à faire n’est pas “quel pays paie le plus ?”, mais plutôt :
- Quel est le coût du logement ?
- Est-ce que l’entreprise aide à l’installation ?
- Est-ce que je peux vivre seul ou je dois être en colocation ?
- Est-ce que le pays m’aide à trouver un CDI après ?
- Est-ce que la mission améliore vraiment mon CV ?
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Les entreprises qui recrutent en VIE tech#
Le VIE est très utilisé par les grands groupes français, mais pas seulement. Beaucoup d’entreprises tech, fintech, retail, énergie, luxe, mobilité ou santé recrutent des profils digitaux en VIE.
Tu peux surveiller les offres de :
TotalEnergies
TotalEnergies recrute souvent à l’international sur des sujets data, SI, cybersécurité, cloud, automatisation, reporting et digitalisation.
Exemples de missions possibles :
- Data analyst energy trading à Genève
- Ingénieur cybersécurité à Bruxelles
- Chef de projet digital à Singapour
- Business analyst IT à Londres
Un profil junior tech après école d’ingénieur peut viser l’équivalent de 35k€ à 48k€ nets annuels en VIE selon le pays.
BNP Paribas
BNP Paribas propose beaucoup de VIE en finance, IT, data, risques, conformité et produits digitaux.
Les postes tech peuvent concerner :
- Data analyst risques à Lisbonne
- Développeur Java à Montréal
- Business analyst IT à Londres
- Product owner junior à Bruxelles
- Analyste cybersécurité à Luxembourg
BNP est intéressant si tu veux ensuite basculer vers un CDI dans la banque, la fintech, la data finance ou le conseil.
L’Oréal
L’Oréal recrute aussi sur des sujets tech, e-commerce, CRM, data marketing, retail tech et transformation digitale.
Tu peux tomber sur des missions comme :
- CRM data analyst à Dubaï
- E-commerce tech project manager à Madrid
- Digital performance analyst à Milan
- Product analyst à Londres
Si tu veux mélanger tech, produit, marketing et international, L’Oréal peut être très bon sur le CV.
Doctolib
Doctolib est plus sélectif et ses opportunités VIE peuvent varier, mais l’entreprise a une forte présence européenne. Sur des postes tech, product, data ou operations, ça peut être très solide.
Types de missions possibles :
- Product operations à Berlin
- Data analyst business à Milan
- Technical support specialist en Allemagne
- Sales operations analyst à Amsterdam
Doctolib aime les profils structurés, rapides, orientés utilisateur, avec une bonne communication.
BlaBlaCar
BlaBlaCar est une super carte si tu t’intéresses à la mobilité, aux marketplaces, à la data produit ou à la croissance internationale.
Missions possibles :
- Growth analyst à Madrid
- Data analyst marketplace à São Paulo
- Operations tech à Varsovie
- Product operations à Bruxelles
Sur ton CV, BlaBlaCar montre une vraie culture produit et scale-up.
Back Market
Back Market est connu pour son environnement tech, marketplace, produit et data. Les missions internationales peuvent toucher au growth, à l’analyse, aux opérations ou aux projets transverses.
Exemples :
- Data analyst marketplace à Berlin
- Business operations analyst à Madrid
- Product operations junior à Londres
- CRM analyst à Milan
Un VIE chez Back Market peut être très attractif si tu vises ensuite une scale-up européenne.
Ledger
Ledger est une option intéressante si tu veux aller vers la cybersécurité, la blockchain, le hardware wallet, la fintech ou les produits très techniques.
Missions possibles :
- Cybersecurity analyst junior à Londres
- Technical product analyst à Zurich
- Developer relations assistant à Singapour
- Support technique crypto à New York
Même si tu ne veux pas rester dans la crypto, l’expérience peut très bien valoriser ton profil si la mission est sérieuse.
Les pays les plus intéressants pour un VIE tech en 2026#
Le pays idéal dépend de ton objectif. Tu veux gagner beaucoup ? Améliorer ton anglais ? Rester proche de la France ? Trouver un CDI après ? Vivre une vraie aventure ?
Voici les choix les plus fréquents.
Allemagne
Très bon choix pour la tech, surtout Berlin, Munich, Hambourg et Francfort.
Points forts :
- Beaucoup d’entreprises tech
- Marché solide pour les développeurs et data analysts
- Proche de la France
- Bon tremplin vers CDI européen
- Anglais souvent suffisant dans les équipes tech
Salaires après VIE possibles :
- Développeur junior : 48k€ à 60k€ brut
- Data analyst : 45k€ à 58k€ brut
- Product owner junior : 50k€ à 65k€ brut
Royaume-Uni
Londres reste une place forte pour la fintech, la data, le cloud, la cybersécurité et le produit.
Points forts :
- Très bon pour l’anglais business
- CV très valorisé
- Beaucoup de sièges internationaux
- Salaires élevés après mission
Attention au coût de la vie. Une chambre à Londres peut vite dépasser 1 100 € par mois.
Après VIE, tu peux viser :
- Data analyst : 40k£ à 55k£
- Software engineer junior : 45k£ à 65k£
- Business analyst IT : 42k£ à 58k£
Canada
Montréal et Toronto attirent beaucoup de profils français. La tech y est active, surtout en data, IA, jeux vidéo, cloud, fintech et cybersécurité.
Points forts :
- Intégration plus simple à Montréal
- Bon équilibre vie pro et perso
- Marché tech dynamique
- Possibilité de rester après selon visa
Salaires après VIE :
- Développeur junior : 65k CAD à 85k CAD
- Data analyst : 60k CAD à 80k CAD
- DevOps junior : 75k CAD à 95k CAD
États-Unis
C’est souvent le rêve, mais aussi le pays où il faut le plus préparer son budget.
New York, San Francisco, Boston, Austin ou Miami peuvent proposer des missions très fortes, surtout en finance, SaaS, data, cybersécurité et product.
Points forts :
- CV très puissant
- Culture business intense
- Salaires locaux très élevés après
- Réseau international
Mais attention :
- Logement cher
- Visa et suite après VIE pas toujours simples
- Rythme de travail parfois intense
- Santé et assurance à bien vérifier
Espagne et Portugal
Madrid, Barcelone et Lisbonne sont très populaires pour les VIE digitaux, CRM, e-commerce, product operations, data et support tech.
Points forts :
- Qualité de vie sympa
- Coût plus doux que Londres ou New York
- Beaucoup d’équipes internationales
- Bon pour un premier départ
Après VIE, les salaires locaux peuvent être plus bas qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni, mais l’expérience reste très valable.
Singapour
Très bon choix si tu veux une expérience Asie avec un environnement business très international.
Points forts :
- Hub tech et finance
- Anglais pro au quotidien
- Très bon signal sur le CV
- Proximité avec les marchés asiatiques
Attention, le logement est cher. Mais une mission à Singapour chez TotalEnergies, BNP Paribas, L’Oréal ou Ledger peut vraiment faire ressortir ton CV.
Comment trouver une offre de VIE tech#
La plateforme principale reste Business France, via Mon Volontariat International.
Mais ne te contente pas de scroller les offres comme si tu étais sur Netflix. Tu dois chercher avec méthode.
Utilise des mots-clés différents :
- Data
- Analyst
- Digital
- IT
- Software
- Developer
- Product
- Cybersecurity
- Cloud
- CRM
- E-commerce
- Business analyst
- Salesforce
- DevOps
- QA
- BI
- Automation
Pense aussi aux intitulés un peu flous. Certaines offres tech ne disent pas “tech” dans le titre.
Par exemple :
- Digital project coordinator
- Business transformation analyst
- Operations analyst
- Innovation officer
- Reporting analyst
- Customer solutions analyst
- Technical consultant
Ces postes peuvent être très intéressants si la mission implique des outils, des données, des process, de l’automatisation ou du produit.
Où chercher en plus de Business France ?
Tu peux aussi regarder :
- Les sites carrières de TotalEnergies, BNP Paribas, L’Oréal, Doctolib, BlaBlaCar, Back Market, Ledger
- LinkedIn Jobs
- Welcome to the Jungle
- Indeed
- Les pages alumni de ton école
- Les groupes LinkedIn VIE
- Les anciens VIE sur LinkedIn
Petite astuce : tape sur LinkedIn “VIE data analyst BNP Paribas Montréal” ou “VIE product owner L’Oréal Madrid”. Tu vas trouver des anciens profils, et tu peux leur envoyer un message simple.
Exemple :
Salut Clara, j’ai vu que tu avais fait un VIE data chez L’Oréal à Madrid. Je prépare mes candidatures pour 2026 et je vise des missions data ou CRM. Est-ce que tu aurais 10 minutes pour me dire ce qui t’a aidée à être sélectionnée ?
Pas besoin d’écrire un roman. Sois poli, précis, humain.
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Comment faire un CV qui passe pour un VIE tech#
Ton CV doit rassurer rapidement. Le recruteur doit comprendre en 10 secondes :
- Ce que tu sais faire
- Ce que tu cherches
- Pourquoi tu peux réussir à l’étranger
- Ce que tu as déjà livré concrètement
Évite le CV trop scolaire du style :
Étudiant motivé, dynamique, passionné par les nouvelles technologies.
Tout le monde écrit ça. Ça ne vend rien.
Prépare plutôt un résumé clair :
Data analyst junior, Python, SQL, Power BI, avec 12 mois d’expérience en alternance sur l’automatisation de reporting commercial. Disponible pour un VIE en Europe ou Amérique du Nord à partir de septembre 2026.
Là, on comprend direct.
Mets tes compétences tech en haut
Pour un VIE tech, crée une section “Compétences” bien lisible :
- Langages : Python, JavaScript, SQL
- Data : Power BI, Tableau, dbt, BigQuery
- Cloud : AWS, Azure, GCP
- Dev : React, Node.js, Java, Spring Boot
- Méthodes : Agile, Scrum, Jira, Git
- Langues : français natif, anglais C1, espagnol B2
Ne mets pas 42 outils si tu ne sais pas les utiliser. Si tu écris Kubernetes et que tu ne sais pas expliquer un pod, tu vas transpirer en entretien.
Quantifie tes expériences
Les recruteurs aiment les résultats. Même pour un junior, tu peux chiffrer.
Au lieu de :
Création de dashboards Power BI
Écris :
Création de 6 dashboards Power BI utilisés par 35 commerciaux, réduction du temps de reporting hebdomadaire de 4h à 45 min.
Au lieu de :
Participation au développement d’une application interne
Écris :
Développement de 12 composants React pour une application interne utilisée par 200 collaborateurs, correction de 25 bugs avant mise en production.
Au lieu de :
Analyse de données clients
Écris :
Analyse de 120 000 lignes de données CRM pour identifier les segments à fort taux de churn, recommandations utilisées par l’équipe marketing.
Tu vois la différence ? Tu ne dis pas juste “j’ai participé”. Tu montres l’impact.
La lettre de motivation VIE, oui, elle compte encore#
Tu peux trouver ça vieux jeu, mais pour un VIE, la lettre peut faire la différence. Surtout si l’entreprise reçoit 150 candidatures.
Le piège, c’est d’écrire une lettre générique.
Mauvais exemple :
Votre entreprise leader dans son secteur m’attire particulièrement. Je suis motivé par l’opportunité de contribuer à vos projets internationaux.
Ça pourrait être envoyé à TotalEnergies, BNP, L’Oréal ou une société qui vend des imprimantes. Donc ça ne marche pas.
Ta lettre doit répondre à 3 questions :
- Pourquoi cette entreprise ?
- Pourquoi cette mission ?
- Pourquoi toi à l’international ?
Exemple de structure :
Paragraphe 1 : accroche ciblée
Votre mission VIE Data Analyst à Montréal m’intéresse car elle combine analyse de données, enjeux métiers et environnement international. Après une alternance chez Crédit Agricole sur Power BI et SQL, je souhaite rejoindre une équipe où la donnée aide directement à améliorer les décisions opérationnelles.
Paragraphe 2 : preuve
Lors de ma dernière expérience, j’ai automatisé un reporting mensuel qui mobilisait deux analystes pendant une journée. En utilisant Python et Power Query, j’ai réduit la préparation à moins de deux heures et fiabilisé les indicateurs suivis par l’équipe commerciale.
Paragraphe 3 : international
Ayant étudié un semestre à Rotterdam et travaillé en anglais avec une équipe support basée en Inde, je suis à l’aise dans des environnements multiculturels. Un VIE au Canada représente pour moi une étape logique pour renforcer mon expérience data dans un contexte international.
Simple. Clair. Pas besoin de faire de la poésie RH.
Comment réussir les entretiens VIE tech#
Un processus VIE peut inclure :
- Un entretien RH
- Un entretien manager
- Un test technique
- Une étude de cas
- Un échange en anglais
- Parfois un entretien avec l’équipe locale
Prépare-toi sur trois axes.
1. Ton projet international
On va te demander pourquoi tu veux partir. Ne réponds pas juste :
J’aime voyager.
Même si c’est vrai, ça fait touriste.
Réponds plutôt :
Je veux travailler dans un environnement international parce que je vise des postes tech où les équipes produit, data et business sont souvent réparties sur plusieurs pays. Le VIE me permet de progresser techniquement tout en développant ma capacité à travailler en anglais avec des interlocuteurs différents.
Là, tu montres que tu as compris l’enjeu.
2. Tes bases techniques
Selon le poste, révise :
- SQL : jointures, agrégations, sous-requêtes, fenêtres
- Python : pandas, API, scripts simples, nettoyage de données
- JavaScript : async, API, composants, logique front
- Cloud : concepts de base AWS, Azure ou GCP
- Cybersécurité : risques, IAM, phishing, logs, vulnérabilités
- Product : user stories, roadmap, priorisation, KPI
- Data viz : choix des graphiques, lisibilité, indicateurs
Tu n’as pas besoin de tout savoir. Mais tu dois être solide sur ce que tu annonces dans ton CV.
3. Tes exemples concrets
Prépare 5 histoires au format simple :
- Une fois où tu as résolu un problème technique
- Une fois où tu as travaillé avec une équipe difficile
- Une fois où tu as appris vite un outil
- Une fois où tu as fait une erreur et corrigé
- Une fois où tu as amélioré un process
Utilise la méthode STAR :
- Situation
- Tâche
- Action
- Résultat
Exemple :
Dans mon alternance, l’équipe finance passait chaque lundi matin à consolider des fichiers Excel. Ma mission était d’automatiser la préparation. J’ai créé un script Python qui contrôlait les formats, fusionnait les fichiers et générait un export propre. Résultat : 5 heures gagnées par semaine et moins d’erreurs dans les chiffres envoyés au management.
C’est concret, ça rassure.
Les erreurs qui font rater un VIE#
Tu peux avoir un bon profil et rater quand même si tu fais ces erreurs.
Postuler trop tard
Les meilleures offres partent vite. Pour une mission en septembre 2026, commence à surveiller dès janvier ou février.
Certaines entreprises anticipent 4 à 6 mois avant le départ. Avec les démarches, les visas, les validations, ça prend du temps.
Cibler seulement les pays “sexy”
Oui, New York, Singapour et Londres font rêver.
Mais une mission data très concrète à Varsovie, Bruxelles, Prague ou Lisbonne peut être meilleure pour ton CV qu’un poste flou à Manhattan où tu fais des slides toute la journée.
Regarde d’abord la mission. Le pays vient après.
Avoir un anglais trop fragile
Tu n’as pas besoin d’avoir l’accent parfait. Mais tu dois pouvoir :
- Te présenter clairement
- Expliquer un projet
- Comprendre une question technique
- Participer à une réunion
- Écrire des messages professionnels
Si ton anglais est moyen, bosse-le dès maintenant. Fais des simulations d’entretien, regarde des vidéos tech en anglais, parle avec des gens.
Envoyer le même CV partout
Un CV data analyst ne doit pas être identique à un CV product owner. Tu dois adapter le titre, les compétences, les expériences mises en avant.
Pour une offre BNP data, mets SQL, Python, reporting, risques, finance si tu as.
Pour une offre L’Oréal CRM, mets segmentation, campagne, analytics, e-commerce, dashboard marketing.
Pour une offre Ledger cyber, mets sécurité, réseau, IAM, logs, analyse de vulnérabilités, projets techniques.
Ton plan d’action pour décrocher un VIE tech en 2026#
Si tu veux te donner une vraie chance, fais simple et régulier.
6 à 9 mois avant le départ
- Crée ton profil sur Mon Volontariat International
- Mets ton CV à jour
- Prépare une version anglaise
- Liste 30 entreprises cibles
- Optimise ton LinkedIn
- Contacte 10 anciens VIE
- Travaille ton anglais
3 à 6 mois avant
- Postule chaque semaine
- Adapte ton CV pour chaque poste important
- Prépare tes réponses d’entretien
- Fais relire ton CV
- Ajoute des projets GitHub ou portfolio si besoin
- Suis les recruteurs RH sur LinkedIn
1 à 3 mois avant
- Prépare les documents administratifs
- Renseigne-toi sur le logement
- Calcule ton budget réel
- Vérifie les assurances
- Prépare ton arrivée dans le pays
- Continue à postuler tant que rien n’est signé
Le vrai secret, ce n’est pas d’attendre “l’offre parfaite”. C’est de créer assez d’opportunités pour choisir.
Est-ce qu’un VIE tech vaut vraiment le coup en 2026 ?#
Franchement, oui, si tu choisis bien ta mission.
Un VIE tech peut t’aider à :
- Accélérer ton début de carrière
- Améliorer ton anglais
- Te construire un réseau international
- Gagner une expérience plus forte qu’un stage classique
- Tester un pays avant d’y rester
- Rentrer en France avec un CV plus visible
- Négocier un meilleur salaire ensuite
Après un VIE solide, tu peux viser des postes junior avancé ou mid-level selon la durée et la mission.
Exemples réalistes après 18 à 24 mois :
- Data analyst en France : 42k€ à 55k€ brut
- Développeur full stack : 45k€ à 58k€ brut
- Product owner junior : 43k€ à 55k€ brut
- Consultant data : 44k€ à 60k€ brut
- Analyste cybersécurité : 45k€ à 62k€ brut
- Business analyst IT : 42k€ à 56k€ brut
Bien sûr, ça dépend de la ville, de ton niveau, de l’entreprise et de ce que tu as vraiment fait pendant la mission.
Mais entre un profil qui a passé deux ans sur des projets internationaux et un profil qui n’a jamais travaillé hors de France, la différence se voit vite.
Le mot de la fin#
Le VIE tech en 2026, ce n’est pas juste “partir vivre à l’étranger”. C’est une vraie stratégie carrière si tu veux prendre de l’avance, apprendre vite, et rendre ton CV beaucoup plus attractif.
Ton objectif, ce n’est pas seulement de partir. C’est de choisir une mission qui te donne des compétences vendables : SQL, cloud, produit, data, cybersécurité, automatisation, CRM, e-commerce, reporting, gestion de projet.
Alors commence maintenant. Prépare ton CV, clarifie ton projet, contacte des anciens VIE, et postule avec méthode.
Et avant d’envoyer ton CV à TotalEnergies, BNP Paribas, L’Oréal, Doctolib, BlaBlaCar, Back Market ou Ledger, vérifie qu’il passe bien les filtres ATS. Tu peux le faire gratuitement ici : teste ton CV avec l’ATS checker gratuit de JobRise.
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